
Turtle Beach, qui a racheté Roccat au printemps dernier, a sorti récemment le clavier Vulcan II TKL Pro. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, il ne s’agit pas d’une simple déclinaison à largeur réduite du Vulcan II. Cette version Pro embarque en effet de nouveaux switches magnétiques à effet Hall qui transforment les capacités, ainsi que le feeling, d’un clavier. Turtle Beach le commercialise au tarif élevé de 159,99 €, c’est 30 € de plus que le Vulcan TKL premier du nom et le même prix que le Vulcan II. Heureusement, on le trouve déjà aisément à 120 € dans plusieurs grandes enseignes.

Il est beauuuuu
Si le look du Vulcan II TKL Pro n’est pas une nouveauté, c’est le même design depuis 2019, il est toujours aussi séduisant. Il reprend la même plaque supérieure en aluminium que les autres claviers Vulcan, cette fois gravée d’un logo Turtle Beach à la place de celui de Roccat. L’esthétique est très épurée et le clavier semble même à moitié nu car, en utilisant des touches low profile, Turtle Beach expose un peu plus les commutateurs. C’est original et séduisant pour les geeks que nous sommes. Et, contrairement à ce qu’on pourrait penser, pas spécialement plus exposés aux accidents (liquides renversés) que sur tout autre clavier. TKL, sigle de Ten Key Less, est le terme régulièrement utilisé pour définir les claviers compacts qui font l’impasse sur le pavé numérique ; seules les touches chiffrées sont prises en compte dans cette définition puisque la suppression du pavé numérique d’un clavier classique fait sauter au bas mot 17 touches ! Mesurant 36 cm de large (ou de long puisqu’on parle de sa plus grande dimension), le Vulcan II TKL Pro reste confortable en conservant les quatre touches du curseur, les six touches juste au-dessus de ce dernier et en offrant des touches de fonction plein format. Il est compact, pas mini. Dans le coin supérieur droit on note la présence d’une molette de volume, facile à prendre en main et agréable à manipuler. Ce potentiomètre, qui coupe également le micro quand on clique dessus, est la seule extravagance de ce clavier qui n’offre aucune touche dédiée aux macros. Ceci dit les six touches au-dessus du curseur ont pour fonction secondaire M1 à M6, pour les macros justement. Contrairement au Vulcan complet, le TKL qui est aussi pensé pour être baladé avec un laptop gamer bénéficie d’un câble USB amovible. Le cordon de 1,8 m fourni est en USB-A du côté PC et en USB-C du côté clavier. Le bundle comprend un repose-poignets, qui n’était pas livré avec le premier modèle, mais celui-ci ne convainc pas. Non seulement il ne s’accroche pas au clavier, mais il est en plus recouvert d’une matière textile qui, si elle est plus confortable que de l’aluminium, va rapidement s’user et sans doute se décoller dans les coins.
C’est quoi un commutateur magnétique ?

La vraie particularité de ce clavier, ce sont ses nouveaux switches. Le Vulcan II TKL Pro n’est pas un clavier mécanique, ni même un clavier optique, c’est un clavier magnétique ! Particulièrement à la mode ces derniers mois, les commutateurs magnétiques ne sont pourtant pas nouveaux. Déjà imaginés en 1968, on en trouve dans le commerce depuis 2019 grâce à SteelSeries et son Apex Pro. Ou plus récemment avec le Razer Huntsman V3 Pro testé en début d’année à l’époque où nous officions encore pour Hardware Mag. Dans un switch de ce type, un capteur a effet Hall est stimulé par un petit aimant mobile qui s’approche ou s’éloigne selon que vous appuyez ou non sur la touche. Parmi les avantages il y a la possibilité de détecter ultrarapidement l’actionnement d’une touche et surtout un fonctionnement analogique. Tandis qu’un clavier standard a une distance d’actionnement de 1,2 à 1,5 mm, ça se traduit dans le cas du Vulcan II TKL Pro par la possibilité de régler manuellement la hauteur de déclenchement entre 40 hauteurs allant de 0,1 mm à 4 mm. Dans le premier cas, la touche se déclenche alors que vous effleurez à peine le clavier, dans le second il faudra descendre jusqu’au fond pour que la frappe se déclenche. Vous pouvez même attribuer trois fonctions différentes à une touche selon son niveau d’enfoncement. Par exemple dans un FPS ne tirer qu’une balle en appuyant peu et une rafale de trois balles en enfonçant un peu plus la touche. Il y a aussi un émulateur de manette reproduisant le fonctionnement analogique des sticks et gâchettes, même si ça ne vaut pas une vraie manette.


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