be quiet!, marque allemande spécialisée dans le refroidissement, les boîtiers et les alimentations, se lance sur le marché déjà très chargé des périphériques. Et ça a commencé par la sortie juste avant l’été de deux claviers : le Light Mount, testé dans UH #9, et le Dark Mount ici présent. Ce sont deux claviers de qualité qui s’adressent sur le papier aux joueurs, mais qui sont en fait intéressants pour tous. Contrairement au Light Mount qui se veut très classique, le Dark Mount mise sur l’originalité grâce à une conception modulaire. Voyons si ça sera suffisant pour nous convaincre de lâcher 260€, une somme très élevée pour un clavier s’il en est.
Là-haut dans la montagne
L’aspect modulaire est la première chose qui saute aux yeux quand on s’intéresse au be quiet! Dark Mount. Il est constitué de trois morceaux : le clavier principal, le pavé numérique et un module multimédia. À quoi ça sert ? À gagner de la place, par exemple, en laissant le pavé numérique à la maison et voyager léger. Mais il ne s’agit pas seulement de mettre ou non ces deux modules sur le clavier principal, vous avez aussi le choix de leur emplacement ! Ainsi, le bloc du pavé numérique peut être positionné à droite comme de coutume mais aussi à gauche, une position bien mieux adaptée pour les joueurs. Sans oublier les 13 % de gauchers. De même, le module multimédia avec la molette de volume, qui se place forcément sur la tranche supérieure du clavier, peut être aussi ajusté soit à gauche soit à droite selon votre préférence. Un concept qui rappellera sans doute aux connaisseurs le clavier Moutain Everest Max, sorti en 2021 après une campagne Kickstarter. Et pour cause ! Listan, la maison mère de be quiet!, a acquis Moutain toute fin 2022. Les équipes de Moutain sont donc derrière la conception de ces nouveaux claviers avec pour ambition, histoire de coller à l’image de be quiet!, d’en faire les claviers les plus silencieux au monde.
Comment c’est fait
Nous avons expliqué brièvement le concept des trois morceaux modulaires, sachant qu’il y a en plus dans la boîte un repose-poignet magnétique en deux parties, selon que vous n’utilisez que le clavier court ou le clavier avec le pavé numérique. De part et d’autre du clavier de 88 touches on trouve un petit cache aimanté. En le retirant, du côté où on souhaite placer le pavé numérique, on découvre une petite prise USB-C mâle. Il y a ces mêmes protections aimantées du côté gauche et droit du pavé numérique. Une fois retirée celle du côté adéquat pour son installation sur le clavier, on fait sortir au moyen d’une glissière accessible sous le pavé numérique un bloc comprenant un bloc de plastique qui comprend une prise USB-C femelle et deux aimants afin d’emboîter les deux éléments et qu’ils tiennent suffisamment en place l’un dans l’autre. Et il suffit de faire coulisser la glissière de l’autre côté pour basculer le pavé numérique à l’opposé du clavier. En ce qui concerne le module multimédia, be quiet! exploite aussi la connectique USB-C pour assurer la communication. On trouve, sur la tranche supérieure du clavier, une prise USB-C femelle entourée de deux trous de chaque côté (un groupe à gauche, l’autre à droite). Et on trouve logiquement sous le bloc multimédia une prise USB-C mâle avec deux tétons de centrage qui viennent se glisser dans les trous du clavier. L’ensemble se manipule à la main et l’ajustement est excellent. Une fois les éléments en place, ça tient bien, il n’y a aucun jeu. Ce clavier, bien qu’il n’y ait pas de fil apparant sur nos photos, se branche sur PC en USB. Il y a en effet une énième prise USB-C au centre du clavier principal et il est livré avec un cordon tressé USB-C vers USB-A.
De drôles de pieds aimantés

Mais comment ajuster la hauteur du clavier, sachant qu’il est en deux morceaux principaux ? En guide de pieds ajustables, be quiet! livre en bundle des petites cales carrées de 5 mm d’épaisseur pour relever l’arrière du clavier de 5 ou 10 mm. À moins de vouloir utiliser le clavier à plat, vous en installez une à deux d’épaisseur aux deux coins arrière du clavier… et du pavé numérique. C’est pourquoi on en trouve huit en tout. Attention, elles ne sont pas identiques. Comme le clavier qui bénéficie de patins antidérapants, quatre de ces huit cales en sont également munies pour. En revanche les quatre autres ne sont que de vulgaires morceaux de plastique bien qu’elles aient la même forme. ; soyez donc attentif à mettre celle en tout plastique au milieu du sandwich. Chacune de ces huit entretoises embarque un aimant qui assure leur maintien, mais également une fonction de positionnement automatique. On ne peut pas dire que ce soit mieux fichu que les traditionnels pieds rabattables des claviers, mais ça fonctionne aussi bien.
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