Test

15/03/2026

Numéro 13

Souris

be quiet! Dark Perk Ergo

Le haut de gamme enfin rationnel

Alors que les prix du hardware e-sport s’envolent, be quiet! bouscule l’ordre établi. Capteur PAW3950, switchs Omron Optical et 55g : la Dark Perk Ergo livre une fiche technique d’élite sans artifice. Les marques bien établies peuvent trembler.

Par : Thomas Olivaux
Prix constaté :
100 €

Fiche technique

Ambidextre : non

Poids : 55 g

Capteur : optique (PixArt PAW3950)

Sensibilité maximum : 32 000 ppp

Taux d’échantillonnage maximum : 8 000 Hz

Vitesse de décrochage : 50 G

Switchs gauche et droit : 80 millions de clics (Omron D2FP-FN2)

Boutons : 5 (dont 4 programmables)

Technologies sans-fil : 2,4 GHz (dongle fourni)

RGB : non

Logiciel : oui (be quiet ! IO Center)

Réservé aux abonnés

On connaissait be quiet! pour son obsession du silence, ses ventilateurs Silent Wings et ses super boîtiers. Voir le logo de la marque allemande sur une souris e-sport de 55 grammes a de quoi surprendre. Pourtant, après une incursion réussie dans le monde des claviers mécaniques, be quiet! s’attaque au segment le plus technique et le plus disputé du gaming. La Dark Perk Ergo ne vient pas pour faire de la figuration : elle vise directement le sommet de la pyramide. Son argument ? Proposer l’élite absolue des composants actuels pour environ 100 €, là où les géants comme Corsair, Razer ou Logitech ont progressivement déplacé le curseur du haut de gamme vers les 150€. Mais au-delà des chiffres qui brillent sur la boîte, que reste-t-il une fois la souris en main ?

Deux versions d’une même souris

Dans la course à l’allègement, beaucoup de constructeurs ont fini par perdre de vue l’utilisateur. On se retrouve souvent avec des souris « cailloux », symétriques et minuscules, qui forcent une prise en main en bout de doigts (fingertip) fatigante sur la durée. Enfin, pour ceux qui ont plutôt l’habitude de poser leur paume de main sur le corps de la souris (palm grip ou palm claw). be quiet! prend le contrepied avec cette version Ergo. Ici, la forme est asymétrique, pensée exclusivement pour les droitiers, avec une courbe qui vient généreusement remplir le creux de la main. Enfin, à condition de ne pas avoir une main trop grande, quand même. C’est une philosophie proche d’une Razer DeathAdder V3 Pro ou d’une SteelSeries Prime, mais avec un poids plume de 55 grammes. D’ailleurs, sur notre balance, la promesse est tenue au gramme près. C’est une prouesse d’autant plus notable que la coque est pleine. Contrairement à la Corsair Sabre v2 Pro (en test dans UH #10) qui descend à 36 g au prix d’une sensation de fragilité parfois déroutante, la Dark Perk Ergo semble indestructible. La structure ne craque pas, même sous une pression latérale forte, ce qui rassure immédiatement sur la qualité de fabrication. Le revêtement mat est d’une grande sobriété : il est doux au toucher mais offre une adhérence surprenante dès que la main s’échauffe un peu. Pour les joueurs souffrant de sudation excessive, be quiet! aurait tout de même pu prévoir des grips antidérapants à coller sur les flancs, ce qui éviterait de repasser à la caisse pour un accessoire tiers, mais le bundle comprend seulement des patins PTFE de remplacement. Le design « furtif », sans aucune zone RGB, est un choix fort. Cela permet non seulement de gagner de précieux grammes sur la balance, mais aussi de maximiser l’autonomie. En main, la souris se fait oublier. La glisse est assurée par de larges patins en PTFE pur (téflon) qui offrent une friction minimale. Si vous venez d’une souris de 80 ou 90 g, la sensation de liberté est totale dès les premiers mouvements sur le tapis. Et pour les 10 à 12 % de gauchers qui se sentiraient floués, be quiet! a sorti deux versions de la Dark Perk. La Dark Perk Ergo de notre essai, et la Dark Perk Sym à coque parfaitement symétrique. Même si ce n’est pas une vraie souris pour gauchers, les deux boutons programmables étant toujours du côté gauche (pouce pour le droitier).

Le meilleur capteur. Point.

Sous la souris, un interrupteur marche/arrêt et le bouton de sélection de la sensibilité.

Pour rivaliser avec la Viper V3 Pro (testée dans UH #2) ou la G Pro X Superlight 2, il fallait une fiche technique irréprochable. be quiet! a donc intégré le capteur optique PixArt PAW3950. C’est, tout simplement, le plus performant du monde : 32 000 DPI, 750 IPS de vitesse de suivi et 50 G d’accélération. Mais soyons honnêtes : qui règle sa souris au-delà de 4 000 ppp ? Personne, ou presque, même sur un écran 4 ou 5K. L’immense majorité des joueurs pro évolue entre 400 et 1 600 ppp d’ailleurs. Alors, pourquoi une telle débauche ? Pour le marketing, bien sûr, mais aussi pour une certaine sérénité technique. Un capteur capable d’encaisser de telles valeurs est, par définition, d’une précision chirurgicale sur les réglages bas, sans aucune accélération matérielle ni lissage du mouvement (smoothing).

L’autre avantage concret, c’est la polyvalence des surfaces. Nous l’avons testé sur un bureau en bois brut, un tapis en tissu classique et même sur une plaque de verre : le suivi reste impeccable. C’est là que le PAW3950 justifie son rang, il fonctionne partout, tout le temps, sans jamais décrocher. Même lors de « flicks » violents dans un FPS nerveux. On apprécie également le réglage de la distance de décrochage (LOD) au millimètre près, indispensable pour ceux qui soulèvent souvent leur souris (baptisé Hauteur de détection dans IO Center).

Cet article est réservé à nos abonnés

Au sommaire du dernier numéro

Tests

Pour nous contacter

Merci d’utiliser ce formulaire. Nous vous répondrons dans les meilleurs délais.

Me connecter​

Identifiant ou mot de passe incorrect. Vérifiez votre saisie, ou utilisez « Mot de passe perdu ? » ci-dessous.

Bienvenue

Envie de tout lire ?

Pour recevoir nos newsletters