Il nous faisait de l’œil au CES début janvier, il est aujourd’hui à la rédaction : le Yoga Pro 27UD-10 est un superbe moniteur de 27″ conçu pour les créateurs. Lenovo compte bien montrer son expertise avec ce modèle qui n’a rien à envier aux meilleurs Asus ProArt et autres Dell UltraSharp.

Une véritable œuvre d’art
Pour nous autres passionnés de hardware et qui avons une sensibilité exacerbée à l’esthétique du matériel informatique, le Yoga Pro 27UD-10 est une merveille. L’écran, le pied et même la webcam sont entièrement emballés de métal, un alliage d’aluminium peint dans un gris moyen très sobre, le Thunder Grey qu’on retrouve sur certains PC portables de la marque. La majorité des surfaces est totalement lisse, sauf les tranches supérieures et inférieures qui sont ajourées de tous petits trous pour assurer le refroidissement et permettre au son des haut-parleurs de nous parvenir. Lenovo met en avant ses bordures extérieures de 2 mm, mais, comme toujours, on ne parle que du cadre extérieur (ici en gris). Mais une fois l’écran allumé, on se rend compte que la surface d’affichage ne couvre pas 100 % de la dalle noire et brillante qu’on a sous les yeux : il y a 9 mm en plus à gauche comme à droite, 5 mm en haut et 12 mm en bas. Bref, rien qui de choquant, mais à quoi bon parler de bordures de 2 mm dans ce cas…
Pied déjà monté mais peu réglable

À l’ouverture du carton, on est agréablement surpris de constater que le pied est déjà fixé à l’écran, c’est plutôt rare. Ce pied, sobre lui aussi, fait le choix d’une base centrale plutôt que des bras, ce qui est assez standard pour un écran de cette dimension. Il est ajustable en hauteur (sur 11 cm de haut) et s’incline, mais c’est tout. Point de rotation de la base, point de pivot pour passer l’écran en mode portrait. Il faut dire que peu de monde s’en sert et que le Yoga Pro a d’autres contraintes techniques. Notamment une caméra livrée en bundle et qui vient se poser sur le haut de l’écran, sans vis ni branchement apparent.

Le bundle comprend aussi une énorme alimentation externe de 400 W ainsi qu’un câble USB-C hors normes, certifié USB4 40 Gb/s et Power Delivery 240 W, en plus dans un look tressé gris qui va bien avec l’écran. On trouve également un petit adaptateur pour rendre l’écran compatible avec la fixation VESA (100 x 100 mm) pour ceux qui désireraient le placer au mur ou sur un pied de leur choix.
4K en 27″, un bon choix

Le cœur de cet écran, c’est bien sûr sa belle dalle OLED. Fournie par Samsung, c’est une QD-OLED de dernière génération qui mesure 26,5″ de 16:9 et affiche en UHD (3840×2160). Vous avez bien lu, ce n’est pas comme tous les écrans 27″ OLED déjà testés dans Uber Hardware et qui sont en QHD, Lenovo a fait le choix de privilégier la finesse d’affichage en grimpant à 166 pixels par pouce. Et si nous aurions critiqué un tel choix il y a quelques années, quand le zoom intégré à Windows était inexistant ou inutilisable et que les GPU n’étaient pas assez puissants, en 2026 et en plus en visant les créateurs de contenu, on approuve. Nous qui travaillons depuis quelques mois sur un 27″ UHD (l’Alienware AW2725QF, qui n’est pas OLED), on adore.

L’image n’est certes pas grossière en 2560×1440, mais c’est encore plus fin en 3840×2160. Ça se voit sur tout, même le bureau de Windows et ses icônes. Et pour ne rien gâcher, autant afficher Windows en 100 % sur un 27″ QHD requiert des yeux bioniques, autant abaisser le zoom de 150 % (réglage par défaut de Windows à 125 % permet d’augmenter sa surface d’affichage sans que ça devienne illisible. Et même pour jouer, c’est un peu plus beau. Il faut certes posséder une carte graphique plus puissante, mais les modèles en vente de nos jours sont globalement très à l’aise dans cette définition. Ajoutons qu’une personne qui a les moyens de s’offrir un écran à près de 1 500 € possède généralement un GPU à l’avenant.
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