Dans un contexte morose, où les prix du matériel informatique n’ont cessé d’exploser depuis six mois, Aliwenware envoie un signal positif et fort en sortant l’écran OLED 27″ le moins cher du marché. Et ça n’est pas anodin, car cette technologie d’affichage fait rêver bon nombre d’utilisateurs qui n’avaient pas forcément les moyens de se l’offrir. Quand au choix de la dimension il est à propos, sachant qu’un peu plus de 50 % des écrans vendus de nos jours sont des 27″. Tandis que les 27″ OLED étaient encore vers 800 € au lancement d’Uber Hardware à l’automne 2024, ils ont progressivement baissé vers 600 € en 2025 ; on se souvient notamment de notre essai du Gigabyte MO27Q2 trouvable à 550 € il y a un an. Alienware fait fit de toute concurrence en sortant son AW2726DM à 349 $. Et, pour une fois, nous ne sommes pas perdants dans la bataille car il sort chez nous à 419 €. Voilà qui correspond précisément aux 20 % de TVA applicables dans notre pays, il n’y a point d’impact des frais de douane, de transport ou encore des taxes spécifiques à l’Europe comme l’écoparticipation. Sera-t-il votre premier écran OLED ?
Il faut bien faire des économies

On avait fini par prendre l’habitude de tous ces pieds d’écrans qui se clipsent au dos du panneau principal. Avec l’AW2726DM, le tournevis est de rigueur. Pas pour assembler la base au pied, ça se fait à l’aide d’une vis à main, mais pour le fixer à l’écran lui-même. On ne fait ça qu’une fois, pourquoi pas après tout. La finition globale est assez plastique, enfin surtout le pied qui semble très basique de prime abord et qui n’a pas de trou pour regrouper les câbles. Pourtant, cet écran Alienware ne fait pas cheap. Il est même assez design avec ses bordures fines (10 mm à gauche comme à droite) et son panneau extrafin, l’électronique étant regroupée sur une partie qui ne couvre pas toute la surface d’affichage. Et même si le pied fait un peu toc et qu’il faudra tenir la base d’une main pendant qu’on ajuste l’écran avec l’autre, on a quand même le droit aux principaux réglages que sont le pivot, l’inclinaison et la hauteur. Les économies se remarquent surtout sur l’équipement, ou plutôt l’absence d’équipement. Car à part les trois entrées vidéo, il n’y a rien d’autre sur ce moniteur. Point de haut-parleurs, point d’USB, c’est un écran et rien qu’un écran.
Les qualités de l’OLED sont bien présentes

Cet écran, vous l’avez compris, c’est un 27″ pour joueurs. Précisément, et comme tous ses concurrents, sa dalle mesure 26,5″ de diagonale, c’est une dalle QD-OLED d’origine Samsung. Elle affiche, au très classique format 16/9, en 2 560 x 1 440. On a souvent critiqué la luminosité limitée des écrans OLED et, si les choses s’améliorent dernièrement, les progrès ne concernent pas l’AW2726DM. En SDR, notre sonde ne mesure que 203 cd/m² au mieux, une valeur qui double en HDR mais à condition de ne pas dépasser 25 % de blanc. D’ailleurs, cet écran ne bénéficie d’aucune certification VESA DisplayHDR, quoi que nos mesures indiquent qu’il doit en être capable (du moins le premier palier, True Black 400), peut-être que la marque a préféré faire des économies en se passant du label. Bref, avec une telle luminosité, le HDR n’aura pas grand effet, mais il ne faut pas s’alarmer non plus. C’est suffisant pour jouer et travailler. On rappelle que les photographes pros calibrent généralement leur écran entre 120 et 150 cd/m² après tout. Le contraste est excellent, vive l’OLED ; notre sonde n’est même pas capable de mesurer la valeur du noir tant elle est faible.
Des reflets violets qui peuvent gâcher les choses

La colorimétrie de cet écran est également excellente. Même si on est en droit de regretter l’absence de préréglage sRGB (en tout cas sur notre version et son firmware M3C101), c’est pourtant généralement celui qu’on recommande sur une majorité de moniteurs, l’AW2726DM fait des prouesses. Il est capable de reproduire plus de 112 % du gamut DCI-P3, celui que de plus en plus de jeux conçus pour le HDR privilégient, et il atteint un très respectable 97 % en AdobeRGB. De ce fait, même s’il est pensé avant tout pour les joueurs, il séduira aussi les créatifs à la recherche d’un écran au contraste incroyable sans se ruiner. À condition de pouvoir vivre avec une dalle brillante, toutefois. Celle-ci bénéficie d’un traitement antireflet, mais il ne fait pas des miracles si vous êtes dans un environnement lumineux. Pire, dès qu’une lumière est dirigée vers l’écran, on remarque que la dalle vire au violet (même écran éteint). Ça ne se voit pas trop à l’usage, mais le simple petit trait violacé visible tout autour de l’image donne cette désagréable sensation d‘utiliser un bon vieil écran TN ou IPS, le genre de chose qui ne fait pas plaisir quand on passe enfin à l’OLED.
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