Test

07/10/2024

Numéro 1

PC portable

Razer Blade 14 (2024)

De toute beauté

Entre son châssis aluminium taillé dans la masse, son CPU 8 cores avec NPU et sa carte graphique puissante, le dernier Blade 14 séduit immédiatement. D’autant qu’avec son gabarit compact et son poids contenu il reste très mobile.

Par : Thomas Olivaux
Prix constructeur (à partir de)
2499,99 €
Prix constructeur (configuration testée)
2999,99 €

Fiche technique

Écran : 14" IPS (16:10 2560x1600 240 Hz)

Processeur : AMD Ryzen 9 8945HS (8 cores/16 threads), jusqu’à 5,2 GHz)

Mémoire vive : 32 Go DDR5-5600

Carte graphique : Radeon 780M intégrée + Nvidia GeForce RTX 4070 Laptop 8 Go (140 W TGP)

SSD : M.2 2280 NVMe 1 To

Connectique (gauche) : USB-A (10 Gb/s), USB-C (USB4 avec support affichage et charge jusqu’à 100 W), jack combo

Connectique (droite) : HDMI, USB-A (10 Gb/s), USB-C (USB4 avec support affichage et charge jusqu’à 100 W)

Webcam : 1080p (compatible Windows Hello)

Réseau : Wi-Fi 7

Batterie : 68,1 Wh

Dimensions : 31,07 x 22,8 x 1,8 cm

Poids : 1,84 kg

Réservé aux abonnés

Après avoir remplacé le Blade 13 en 2021, le Blade 14 a été mis à jour par razer pour la troisième fois au printemps dernier. Pas de grand changements comparé à la version 2023 qui était déjà équipée des GeForce RTX 40, la principale nouveauté étant l’arrivée des Ryzen 8000 Hawk Point avec Ryzen AI. Mais bon, une peu plus de performances sans changer de format et sans hausse de prix, on dit oui ! Le format justement, à peine plus encombrant que feu le Blade 13, c’est ce qui se fait de plus compact en laptop gaming. En tout cas en laptop gaming performant. Le Blade 14 accompagne le Blade 16 et le Blade 18 qui ont eux aussi été mis à jour pour 2024, bien que les deux plus grands exploitent un CPU Intel HX plutôt qu’un Ryzen. Cette machine haut de gamme débute à 2499,99 € avec une GeForce RTX 4060 et 16 Go de RAM. Notre exemplaire de test équipé d’une RTX 4070 et de 32 Go de mémoire est lui à 2999,99 €.

Unibody je t’aime

Si le Blade 14 mise sur la portabilité avec de faux airs d’ultrabook, c’est quand même une belle bête de 1,8 cm d’épaisseur et de 1,84 kg. C’est très bien pour une machine puissante qui est équipée d’un vrai GPU mais un véritable ultra portable de 14″ pèse entre 1 et 1,3 kg. Depuis qu’ils sont apparus il y a quelques années, les PC portables de Razer se sont toujours distingués par leur raffinement mêlant une finition exemplaire et une certaine sobriété qui fait parfois (souvent) défaut sur les appareils conçus pour les joueurs. Et le Blade 14 2024 ne déroge pas à la règle. Tout d’abord on reste pantois devant le châssis. À la façon d’un MacBook d’Apple, il est taillé dans la masse dans un seul bloc d’aluminium avec une fraiseuse numérique. C’est de toute beauté et plus solide qu’un châssis en plastique, même renforcé de magnésium ou de carbone. Comment ne pas aimer les petits trous de part et d’autre du clavier pour laisser passer le son des haut-parleurs, trous percés à même le bloc d’aluminium là aussi, il ne s’agit pas d’une simple et fragile grille. Ce châssis ainsi que le capot de l’écran sont en plus anodisés en noir (une version argentée existe, mais pas en France, semble-t-il), ce qui signifie qu’il est bien plus résistant aux rayures qu’un portable peint. Il peut être rayé, mais la griffure malencontreuse restant noir et non gris alu, ce genre d’accident se voit moins. Le touchpad, tout en verre sur cette version 2024, participe aussi à cette sensation de qualité et de finition de haut niveau. Pour ce qui est de la sobriété à laquelle on faisait allusion un peu plus tôt, ça se joue à la fois sur le coloris (noir) mais aussi sur le design général qui fait dans la simplicité et non dans l’esbroufe. Ici, point d’esthétique complexe et tordue, c’est épuré. Point d’éclairage RGB aussi, sauf le clavier bien sûr. Qui lui bénéficie d’un rétroéclairage personnalisable via Razer Synapse touche par touche. Mais rien ne vous impose des effets d’arc-en-ciel, vous pouvez l’éteindre ou choisir une seule couleur assez sobre si le cœur vous en dit. Ce clavier est d’ailleurs très agréable à utiliser. La course de 1 mm est certes un peu courte comparée à un vrai clavier gamer et même certains laptops, mais pour une machine de 1,8 cm de haut ça reste correct et le feeling est bon. Le touchpad, en verre nous l’avons dit, est aussi très agréable car bien plus grand qu’auparavant, d’une glisse parfaite et avec un clic franc et peu audible. Ça ne remplace certes pas une souris pour jouer ou travailler efficacement, mais en déplacement ce n’est vraiment plus une punition.

Il est où l’écran OLED ?

Ce laptop de 14″ est au format 16/10, ça signifie qu’il offre un peu plus de hauteur que les écrans 16/9. Pour jouer ça ne change pas grand-chose, pour travailler et surfer en revanche c’est plus confortable vu qu’il y a moins à scroller. D’autant plus qu’il bénéficie d’une définition élevée de 2560×1600 ! C’est selon nous le meilleur compromis entre la Full HD qui est un peu moins fine à l’œil et la 4K dont le bénéfice est inexistant sur un 14″ mais qui est nettement plus exigeant pour le hardware. À vrai dire un 14″ 1920×1200 est déjà très beau, mais passer en QHD+ apporte ce petit effet Retina bien sympathique quand on y a goûté. Et vu le CPU et le GPU, les jeux devraient être fluides. Seule ombre au tableau, Razer n’a toujours pas adopté pour une dalle OLED en 2024, du moins en 14 et 18″, car le Blade 16 y a droit. C’est critiquable compte tenu du prix et qu’il existe des dalles de ce format, par exemple dans l’Asus ROG Zephyrus G14 (2024). Pour autant, l’écran IPS du Blade 14 est l’un des tout meilleurs qu’on ait pu utiliser et se révèle plaisant. Et pas honteux sur une machine de ce calibre. Certes le contraste n’a rien à voir avec l’OLED vu que notre sonde relève 1285:1 « seulement » (c’est bon pour de l’IPS !), mais les noirs sont corrects et la luminosité très bonne. 572 cd/m² SVP ! Et qui plus avec un revêtement mat, si bien que c’est un des très rares PC portables de joueurs utilisables en extérieur. Les couleurs aussi sont très bonnes, d’ailleurs il couvre 100 % du spectre DCI-P3. Comme de nombreux écrans aujourd’hui, il bénéficie d’une calibration d’usine. Le résultat est bon, mais avec DeltaE moyen relevé à 3,1 on a déjà vu mieux (pour rappel, en dessous de 3 l’œil humain ne distingue plus la déviance des couleurs). C’est en outre un écran super réactif avec un temps de réponse moyen (gris à gris) de 3 ms et un rafraîchissement de 240 Hz. Et il est compatible avec G-Sync et FreeSync. Du reste, contrairement à l’OLED, il ne souffre pas de flicker quand la VRR est active, c’est un bonus. Et aucun risque de brûlure non plus, pour ceux qui redoutent ce phénomène lié à l’OLED, même s’il ne pose finalement généralement pas de problème. Votre serviteur aurait quand même préféré une dalle OLED pour ses noirs ultras profonds et ses contrastes infinis, et pour ne pas venir gâcher une fiche technique ultra alléchante par ailleurs.

Cet article est réservé à nos abonnés

Au sommaire du dernier numéro

Tests

Pour nous contacter

Merci d’utiliser ce formulaire. Nous vous répondrons dans les meilleurs délais.

Me connecter​

Identifiant ou mot de passe incorrect. Vérifiez votre saisie, ou utilisez « Mot de passe perdu ? » ci-dessous.

Bienvenue

Envie de tout lire ?

Pour recevoir nos newsletters