Test

07/10/2024

Numéro 1

Caméra IP

Philips Hue caméra filaire Secure

De l’éclairage à la surveillance

Quand le leader de l’éclairage connecté se lance dans la vidéo surveillance et la sécurité, il y a de quoi être excité. Comme toujours Philips fait payer très cher sa gamme Hue, alors espérons que les prestations soient à la hauteur. On essaie une caméra ainsi qu’un détecteur d’ouverture.

Par : Thomas Olivaux
Prix constructeur et constaté
169,99 €

Fiche technique

Capteur : CMOS 1920x1080

Angle de vue : 141,2°

Motorisation : N/A

Connexion : données sans fil (Wi-Fi + Zigbee), alimentation filaire

Audio : micro et haut-parleur

Carte mémoire : N/A

Dimensions caméra : 7,3 x 9,1 cm

Dimensions support de bureau : 7 x 8 cm

Divers : vision nocturne, sirène intégrée (80 dBA)

Réservé aux abonnés

Il y a un an, le géant de l’éclairage connecté Philips a annoncé la sortie de nouveaux produits dédiés à la sécurité venant s’intégrer dans son écosystème Hue. Au programme, des caméras, des détecteurs d’ouverture ainsi qu’une sacrée évolution logicielle incluant de nouveaux rôles pour les détecteurs de mouvement déjà existants et même des interactions avec les ampoules et autres lampes. Nous avons testé pendant quelques mois, au printemps dernier, la caméra IP de Philips HUE. Ou plutôt une des caméras car elle est déclinée dans trois variantes assez proches techniquement les unes des autres. Il existe un modèle filaire, un modèle filaire avec support de bureau (celle de notre essai) et une sans-fil. Comprenez par là qu’on ne parle de fil que pour l’alimentation, car les trois échangent des données sans fil. Ces trois caméras ont été annoncées fin 2023 à respectivement 199,99 €, 229,99 € et 249,99 €. Heureusement, quelques mois plus tard, les prix officiels ont été revus à la baisse d’au moins cinquante euros, ce qui donne aujourd’hui 149,99 €, 169,99 € et 179,99 € !

L’installation est un jeu d’enfant

La caméra Hue est lourde et respire la qualité. D’ailleurs, l’ensemble des éléments contenus dans la boîte pèse 1,4 kg. Le cul de la caméra contient un gros aimant qui se pose sur le petit support que vous pourrez visser au mur (c’est tout ce qu’il y a dans la version la moins chère de la caméra), sachant que ce support peut être glissé dans une base de bureau optionnelle que nous avons et qui permet de poser en réalité la caméra n’importe où, sur une étagère ou une bibliothèque par exemple. C’est une caméra fixe qu’on oriente manuellement, très facilement grâce au système d’aimant. Sur notre version filaire, on trouve aussi dans la boîte un adaptateur secteur qui se branche sur la caméra sachant que le fil est routé dans le support pour être maintenu dans la direction souhaitée. Avant de la brancher, on lance sur son smartphone (Android ou iOS) l’application Hue et on démarre le processus d’ajout d’un nouveau périphérique. Vous pourrez consulter toutes les étapes de l’installation via nos captures, mais il n’y a pas grand-chose à en dire tant tout se passe bien. Mise à jour du firmware, renommage de la caméra, tout est intuitif. Ceci étant, même en habitués des éclairages Hue, on découvre tout le nouveau pan de sécurité de l’application. Philips à bien pensé les choses avec la possibilité de créer des groupes d’accessoires qui interagissent entre eux. Par exemple la caméra, qui fait aussi office de détecteur de mouvement, peut déclencher une alarme lumineuse en faisant clignoter vos ampoules. On le faisait déjà depuis des années via notre solution domotique Jeedom, c’est désormais bien plus simple. Philips a aussi ajouté dans son application Hue la notion de profils et notamment une gestion de présence pour que les appareils de sécurité adoptent un comportement différent selon que vous êtes là ou non. Ça marche globalement bien, même avec la détection automatique de votre localisation. Précision importante, la caméra ne fonctionne qu’avec un pont Hue ! Si vous n’en avez pas encore, voilà qui alourdira votre facture de 59,99 €, sic. Elle communique avec lui en Zigbee pour sa configuration et en Wi-Fi pour les échanges de données, quand on consulte la vidéo notamment. La qualité d’image est très satisfaisante, de jour comme de nuit. On trouve certes des caméras 4K moins chères que cette caméra 1080p, mais la différence n’est pas si visible que ça. Seules les couleurs sont un peu ternes, mais c’est une critique générale qu’on peut faire à toutes les caméras IP hélas. L’angle de vision, dont on a du mal à connaître la largeur exacte (sur les documents Philips, ça va de 110 à 141,2°), est tout à fait correct. Contrairement à beaucoup de caméras de prix comparables, elle est utilisable en extérieur et bénéficie d’une protection IP65 (la caméra, pas l’adaptateur secteur !). C’est un bon point.

Le sale coup de l’abonnement

On remarque qu’il n’y a pas de lecteur microSD sur cette caméra. En fait c’est même pire, il n’y a aucun moyen gratuit d’enregistrer la moindre vidéo. Et oui, de base, on ne peut que consulter la caméra quand on le souhaite (vue en direct), pourquoi pas interagir avec les occupants grâce au petit haut-parleur et au micro (la qualité est rudimentaire, mais ça fait le job) et bien sûr recevoir des alertes en cas d’intrusion. Mais pour toutes les fonctionnalités avancées, à savoir l’enregistrement des vidéos et les détections avancées accélérées par l’IA (détection de mouvement avec distinction des personnes, des animaux, des véhicules, des colis ou encore zones à exclure de la détection) c’est sur abonnement. Comptez 39,99 € par an et par caméra pour le forfait de base (qui enregistre 30 jours de vidéo, exclusivement sur les serveurs Hue) et 99,99 € par an pour le forfait plus qui autorise jusqu’à 10 caméras (et qui porte l’historique des vidéos à 60 jours). Le forfait plus devient donc intéressant à partir de trois caméras Hue Secure. Là aussi on pourra dire que les géants grand public comme Arlo jouent le même jeu, mais on ne peut s’empêcher de pester. Grâce à l’essai gratuit de 30 jours, on a pu tester toutes ces fonctions avancées et force est de reconnaître que ça fonctionne très bien ! On a par exemple reçu une alerte en entrant dans la pièce sans être dérangé quand le chat du voisin, qu’on a gentiment sollicité pour cet essai, s’y est promené. Pour la détection de colis en revanche, c’était moins concluant. Et on ne peut pas non plus distinguer les humains entre eux, c’est-à-dire créer une liste blanche de personnes qui ne déclenchent pas d’alarme comme le propose par exemple Netatmo.

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