Test

04/06/2025

Numéro 7

PC portable

Lenovo Yoga Slim 7i Gen 9 Aura Edition

Lunar Lake existe aussi en 15"

Conçu en collaboration avec Intel, les Yoga Aura Edition reposent logiquement sur la dernière plateforme Lunar Lake du fondeur. On peut donc s’attendre à des performances honorables pour qui ne souhaite pas jouer et une autonomie d’au moins 15 heures.

Par : Thomas Olivaux
Prix recommandé :
1499 €

Fiche technique

Écran : 15,3" IPS (16:10 2880x1800 120 Hz tactile)

Processeur : Intel Core Ultra 7 256V (4 P-cores + 4 E-cores + NPU, jusqu’à 4,8 GHz)

Mémoire vive : 16 Go LPDDR5X

Carte graphique : Intel Arc 140V intégrée au CPU

SSD : M.2 2242 NVMe 512 Go

Connectique (gauche) : HDMI 2.1, USB-C (Thunderbolt 4), jack 3,5 mm combo

Connectique (droite) : USB-C (Thunderbolt 4), USB-A (5 Gb/s)

Webcam : Full HD compatible Windows Hello

Réseau : Wi-Fi 7 (Intel BE201)

Batterie : 70 Wh

Dimensions : 34,38 x 23,54 x 1,39 cm

Poids : 1,46 kg

Divers : N/A

Réservé aux abonnés

Voilà quelques années que la série Yoga de Lenovo n’avait pas accueilli de 15″. Et c’est d’autant plus rare de nos jours, les 15 et quelques pouces ayant presque tous été remplacés par des 16″ chez l’ensemble des constructeurs. Ce modèle, développé en partenariat avec Intel, accueille logiquement des composants de la marque. Notamment le SoC Core Ultra 7 256V et la carte Wi-Fi 7 BE201. Avec la série Yoga Slim 7i Gen 9 Aura Edition (à vos souhaits), Lenovo vise les créatifs qui souhaitent un produit facile à balader sans trop sacrifier au confort de travail. Ces PC sont vendus entre 1499 et 1799 € selon la quantité de RAM, l’espace de stockage et la version de Windows 11 installée. C’est la déclinaison la plus abordable, avec 16 Go de mémoire, un SSD de 512 Go et Windows 11 Famille que nous testons.

Fin et pas trop lourd

Le châssis du Yoga Slim 7i Gen9 Aura Edition est tout en rondeur. Fabriqué exclusivement en aluminium, il offre un beau finish sablé qui ne prend que peu les traces de doigts. C’est un PC qui est plutôt fin du haut de ses 13,9 mm. C’est environ 1 mm de plus que l’Asus Zenbook S 14, mais 2 à 3 mm de moins que le Dell Pro 14 Premium testé dans le dernier numéro. Nous citons ces deux machines, bien que ce soient des 14″, car elles sont toutes deux basées aussi sur les processeurs Intel Lunar Lake. Le Yoga Slim 7i pèse plus lourd toutefois, d’un bon 200 grammes. On peut mettre ça sur le dos du format, car avec son écran 15″ il mesure environ 3 cm de plus sur sa plus grande dimension et 2 cm de plus en longueur. Pour autant, on a déjà vu dans le passé des 15″ d’un kg, c’est techniquement possible, mais pas sans souci de flexibilité. Or en la matière, et bien qu’il soit donc peu épais, le Slim 7i paraît tout ce qu’il y a de plus robuste et ne se déforme pas beaucoup ; seulement l’écran si on le soulève par un angle plutôt que le saisir au milieu, là où il y a un ergot prévu pour ça. D’ailleurs, le boîtier est certifié MIL-STD-810H, la célèbre norme militaire américaine de test qui implique, par exemple, que l’appareil doit être capable de fonctionne trois jours par une température oscillant entre 32 °C et 49 °C, qu’il puisse être transporté 10 jours (éteint) dans un environnement chargé à 95 % d’humidité ou encore qu’il doive sortir indemne d’une chute de 10 cm. L’écran est monté sur des charnières à 180 °.

Sans OLED mais tactile

D’une dimension peu courante de 15,3″, l’écran du dernier Yoga Slim 7i repose sur une dalle IPS tactile. Celle-ci offre la haute définition de 2880×1800 pixels, c’est donc un format 16:10, avec un taux de rafraîchissement tout aussi confortable de 120 Hz. Cet écran est également compatible HDR (et même Dolby Vision svp) et avec la synchronisation verticale variable, de 30 à 120 Hz, ce qui n’est pas du luxe pour éviter le tearing (déchirement de l’image) en jeu sachant qu’un IGP n’autorise pas de gros framerates. La luminosité est plutôt bonne avec 491 cd/m² mesurés, mais le traitement brillant de la dalle provoque de nombreux reflets qui gênent par temps ensoleillé. Le taux de contraste, élevé pour un écran de type IPS, atteint 1568:1 selon notre sonde. Si la précision des couleurs n’est pas optimale (delta E de 3,3) pour un rendu réaliste comme peuvent l’attendre les photographes, l’appareil est très agréable pour visionner et monter des vidéos avec du peps. Il couvre quand même 99 % du gamut DCI-P3 ! Il ne souffre pas de fuites de lumières. En résumé, bien qu’il n’y ait pas la magie de l’OLED, c’est quand même un écran très agréable à utiliser. Sauf en plein soleil. Il est impossible d’ouvrir l’écran d’une seule main, le laptop entier se soulève.

Lenovo sait faire des claviers

Le clavier du Yoga Slim 7i est très agréable à utiliser. On reconnaît bien là la signature Lenovo avec, comme sur les ThinkPad, des touches au profil légèrement concave qui améliorent sans qu’on s’en rende compte l’efficacité de la frappe. Ce n’est pas le clavier le plus silencieux qui soit en revanche, et on peut critiquer le fait que les touches haut et bas du curseur soient de petit format. Ou encore que les touches page supérieure, page inférieure, home et fin soient partagées avec ledit curseur (via la touche Fn). Le clavier est rétroéclairé en blanc, avec deux niveaux de luminosité possibles en plus du fonctionnement tout éteint. Le touchpad est assez quelconque, pas spécialement désagréable, mais pas assez immense ou pas assez glissant pour retenir notre attention. Le clavier est encadré par deux grilles perforées à même le couvercle en aluminium sous lequel prennent place les haut-parleurs. Et le son est assez punchy, plus que sur la majorité des laptops aussi fins. On parle tant du volume que de la présence de basses (certes, des basses de PC portable). Et la prise jack se démarque également par son niveau de sortie élevé qui permet d’exploiter assez bien des casques haut de gamme qui requièrent généralement un signal plus fort pour correctement s’exprimer. La connectique est assez bonne, même si on regrette l’absence d’un lecteur de cartes mémoires, surtout sur un modèle qui s’adresse aux créateurs, ceux-là mêmes qui sont à même de copier des rushs de Go Pro ou des photos numériques. Mais on apprécie la présence de deux ports USB-C qui font tout (Thunderbolt 4, USB4 40 Gb/s, affichage display port et charge power delivery), un de chaque côté de l’appareil. Il y a aussi une prise HDMI 2.1 côté gauche et une prise USB-A (5 Gb/s) côté droit. Sur le flanc droit, le petit sélecteur coupe la webcam pour ceux qui le désirent. La webcam, limitée à 2 MP, n’est vraiment pas très bonne mais elle a le mérite d’exister et d’être compatible avec l’authentification biométrique de l’OS de Microsoft (Windows Hello).

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