Dans un monde où les données s’envolent vers le cloud plus vite qu’un e-mail non lu, où les SSD USB-C et les clés USB tiennent dans une poche, il fut un temps où les bureaux étaient ensevelis sous des piles de disquettes, des tours de CD gravés et des boîtes étiquetées « Jeux », « Photos » ou « MP3 ». Bienvenue dans UH NostalGeek, la rubrique rétro d’Uber Hardware qui retrace aujourd’hui l’histoire du stockage amovible sur PC, des disquettes souples de l’ère IBM aux SSD externes qui transfèrent des giga-octets en un clin d’œil. Une saga technique et nostalgique, avec des chiffres fous, des anecdotes croustillantes et des souvenirs d’erreurs de lecture qui font sourire… ou grincer des dents !
Les disquettes 5,25″ : les pionnières capricieuses

Durant les années 1970 et 1980, les disques durs, trop chers, étaient quasi inexistants sur les micro-ordinateurs, faisant du lecteur de disquettes le dispositif de stockage primaire ; lorsque l’IBM PC 5150 sort en 1981, il ne fait pas exception à la règle. Le stockage repose sur les disquettes 5,25 pouces, des disques magnétiques recouverts d’oxyde de fer et protégés par une enveloppe en plastique. Les données sont écrites sur des pistes concentriques (40 par face) et des secteurs, via une modulation GCR puis MFM. Les premières, en simple face, stockent 160 ko, puis 360 ko en double face (DOS 1.0 avait une limite à 320 ko pour une disquette !), qui se distinguaient par une simple encoche sur le côté de la disquette.

En 1984, l’IBM PC/AT introduit les disquettes haute densité de 1,2 Mo (80 pistes, 15 secteurs), lues à 300 tours/minute avec un débit de 250 kbit/s. Les lecteurs utilisent des têtes magnétiques et des moteurs pas-à-pas pour un positionnement précis. Une disquette coûtait environ 5 $ (~30 francs chez nous) dans les années 80 et, malgré ce tarif, elles étaient fragiles : une poussière ou un aimant suffisait à corrompre les données. La protection en écriture ? Une simple encoche sur le côté, qu’il suffisait de recouvrir d’un scotch pour réécrire !
Comparaison rigolote : un SSD de 1 To équivaut à 833 333 disquettes, une pile 45x plus haute que la Tour Eiffel
Anecdote UH NostalGeek : les passionnés perçaient leurs disquettes simple face d’une nouvelle encoche pour bénéficier des deux faces, doublant ainsi la capacité de stockage.
Les disquettes 3,5″ : le standard robuste
En 1987, les IBM PS/2 popularisent la disquette 3,5 pouces, conçue par Sony. Ce disque magnétique, encapsulé dans un boîtier plastique rigide et avec un clapet métallique de protection là où la tête de lecture vient de placer, utilise une couche d’oxyde similaire. Les lecteurs, à 300 tours/minute, offrent un débit de 500 kbit/s. Les disquettes double densité stockent 720 ko (40 pistes, 9 secteurs), puis 1,44 Mo en haute densité (80 pistes, 18 secteurs). La protection en écriture se fait désormais via un loquet coulissant. Une boîte de 10 disquettes coûtait environ 50 francs (7,5 € aujourd’hui) au début des 90s. Mais les 1,44 Mo sont rapidement devenus limitants : installer Windows 95 nécessitait 30 disquettes ! Et les jeux s’étalaient sur pas mal de disquettes, par exemple, cinq pour le premier opus de Civilization. Avant l’ADSL, on s’envoyait des fichiers et programmes sur disquettes par la poste !
Comparaisons rigolotes : une disquette 3,5″ de 1,44 Mo stocke à peine une photo compressée en JPEG d’un smartphone moderne. Un SSD de 1 To équivaut à 694 444 disquettes, de quoi remplir un petit entrepôt !
Anecdote UH NostalGeek : les boîtes de disquettes TDK ou Maxell, étiquetées « Devoirs 96 » ou « DOOM Save », dorment encore dans des greniers. Sont-elles encore lisibles ? Essayez, Windows 11 en est toujours capable !
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