Test

29/12/2025

Numéro 11

Alimentation

be quiet! Dark Power 14

Eternellement innovante

Rendement record, normes les plus à jour, totalement inaudible… il est difficile de trouver des défauts à la dernière alimentation de be quiet! La Dark Power 14 n’est certes pas la moins chère, mais c’est sans doute la meilleure de toutes.

Par : Thomas Olivaux
Prix constaté :
200 €

Fiche technique

Puissances disponibles : 850 W, 1000 W, 1200 W

Modèle testé : 850 W

Format : ATX (17,5 cm de profondeur)

Rails 12 V : 4 (30 A + 30 A + 35 A + 35 A)

Connecteur(s) pour CPU : *2 (1* 8 pins + 1* 4+4 pins)

Connecteur(s) pour GPU : *5 (1* 12V-2x6 + 4* 6+2 pins)

SATA : *13

Molex : *2

Normes respectées : ATX 3.1 et PCIe 5.1

Certifications : 80 Plus Titanium, Cybenetics ETA Titanium, Cybenetics Lambda A+

Garantie : 10 ans (dont 1 an sur site)

Réservé aux abonnés

Il y a quelques années, le responsable de la division alimentations de be quiet! déclarait « La gamme Dark Power a toujours incarné et continuera à incarner le summum du savoir-faire de be quiet!. Des performances exceptionnelles, un fonctionnement quasi inaudible et une technologie à la pointe. ». Un crédo qui n’a pas changé d’un iota et qui décrit à merveille la nouvelle Dark Power 14 du constructeur Allemand. Elle sort en trois déclinaisons, 850 W (200 €), 1000 W (250 €) et 1200 W (280 €) ; nous essayons la versions 850 W, qui suffit à alimenter l’immense majorité des PC, même ceux équipés d’une puissante GeForce RTX 5080.

Certifiée ATX 3.1

Les connecteurs sont fermement attachés et ne bougent pas quand on enfiche les câbles.
Même s’ils ne sont pas moches, les câbles livrés avec la DP14 n’ont pas un finish ultra haut de gamme.

La Dark Power 14, c’est 17,5 cm (de long) de muscles. On trouve dans la boîte l’alimentation, dans sa robe noire. C’est un bloc 100 % modulaire et rien qui ne dépasse du côté des connectiques. Au dos en revanche, on remarque l’arrivé de deux nouveaux boutons, absents sur son ainée sortie deux ans plus tôt. L’un des deux est baptisé 0 rpm et l’autre OCX. Le premier sert à autoriser le fonctionnement semi-passif de cette alimentation (sur On), sans quoi le ventilateur tourne en permanence (sur Off), tout en étant régulé pour favoriser le silence, bien sûr. Le second est le diminutif d’Overclocking Key, il correspond à une fonction bien connue des Dark Power. Il s’agit en l’occurrence d’une bascule entre le fonctionnement standard avec quatre rails 12 V (OCK sur Off), qu’on peut choisir de regrouper pour ne former qu’un seul mégarail 12 V (OCK sur On) afin de favoriser l’overclocking (on va y revenir). Auparavant, pour utiliser le mode OCK, il fallait brancher un petit dongle sur une prise dédiée de l’alimentation, à l’intérieur du boîtier. Maintenant c’est plus simple. En bundle, dans une boîte en carton rigide distincte, on trouve un important lot de câbles. Ils sont tous noirs, avec des connectiques noires et une gaine tressée noire. C’est assez classique en somme. On trouve notamment un cordon ATX 24 pins (60 cm), deux P8 pour le processeur (un 4+4 et un 8 pins, 70 cm), un câble 12V-2×6 de 600 W pour les GeForce RTX 40 et RTX 50 (60 cm), deux doubles câbles PCIe 8 pins (en tout, 4* 6+2 pins, 60 cm).

Pour les périphériques de stockage et autres accessoires, il y a quatre câbles supplémentaires, deux avec 4 prises SATA, un avec 3 prises SATA et un avec deux prises SATA et deux prises Molex/HDD. Ça fait un total de 13 SATA ! Une des nouveautés par rapport à la Dark Power 13 est la certification ATX 3.1, au lieu d’ATX 3.0. En réalité ça ne change pas grand-chose car l’ancien modèle répond déjà aux exigences de la norme actuelle, mais elle est en revanche livrée avec un cordon GPU PCIe 5.0 aka 12VHPWR qui est un peu moins sécurisé que sa version mise à jour PCIe 5.1, plus connu sous le nom de 12V-2×6.

Une conception entièrement revue

La DP14 n’est plus fabriquée par FSP mais par CWT.

La topologie générale, très haut de gamme, est la même que la Dark Power 13, on parle d’une alimentation dite Full Bridge avec LLC avec redresseur actif (entrée). Be quiet! évoque même sur la nouvelle venue un redresseur synchrone (sortie), le but de toutes ces technologies électriques étant de maximiser le rendement énergétique. Et le pari semble réussi, car le rendement maximal, qui était déjà dingue sur la DP13, a encore augmenté ! Le constructeur indique un pic à 95,57 % sur la nouvelle venue contre 95,4 % sur sa devancière.

Ça ne parait rien dit comme ça, mais sachez que, pour y parvenir, ils ne se sont pas tourné les pouces. À l’intérieur, tout a été revu, l’organisation des composants sur les PCB de ces deux alims n’a plus rien à voir. Même la plaquette verticale sur laquelle sont regroupées les prises a changé. En réalité, il ne s’agit pas tant qu’un retour à la planche à dessin, mais plutôt d’une évolution des partenariats industriels noués par be quiet! Tandis que la fabrication des Dark Power et Dark Power Pro était historiquement confiée à FSP, la nouvelle DP14 est conçue et fabriquée sur les chaînes de CWT ! Le soin apporté à l’ensemble n’a pas changé. À commencer par le choix des composants et en particulier des condensateurs japonais certifiés 105 °C. Rien de très novateur ici, me direz-vous, mais ils ont fait leurs preuves et ça reste un gage de qualité fort. Pour rappel, dans la Power Zone 2 850 W qu’on a testé dans UH #9, il s’agit de condensateurs taiwanais. Les DP13 et DP14 bénéficient toutes deux des mêmes certifications, à savoir 80PLUS Titanium, Cybenetics ETA Titanium et Cybenetics Lambda A++. Ce sont tout simplement les meilleurs labels possibles sur une alimentation PC à ce jour, comme nous l’expliquons dans notre article spécial de ce même numéro. Il est intéressant de comparer les rapports de test Cybenetics de la DP13 850 W et de la DP14 850 W. On y constate par exemple que le rendement a effectivement augmenté, à 50 % de charge (là où les alimentations donnent généralement le meilleur), la DP13 atteint 94,552 % et la DP culmine à 95,13 %. Mais il est amusant de lire que, sur l’ensemble du protocole de test (+ de 1450 mesures à tous niveaux de charge), la DP13 850 W fait un poil mieux, avec 93,663 % de rendement moyen contre 93,439 %. De même, le hold-up time baisse de 21,5 ms à 19,3 ms (les deux étant au-delà des exigences des normes ATX 3.0 et ATX 3.1). Inutile de vous dire que nos essais sur de vrais PC de test n’ont pas rencontré le moindre problème, y compris sur notre gourmande plateforme embarquant un Core i7-14900K (sur une Asus ROG Z690 Maximus Extreme) avec une Gigabyte GeForce RTX 5080 Gaming OC.

Comment OCK favorise l’overclocking

Vous vous demandez peut-être pourquoi une configuration avec 1 seul rail 12 V favorise l’overclocking et, si tel est le cas, pourquoi on ne laisse pas l’alimentation ainsi configurée en permanence. Il faut savoir que chaque rail est équipé de sa propre sécurité OCP (Over-Current Protection). En overclocking, en poussant les composants et notamment la carte graphique à fond, les pics de consommation transitoires sont tels qu’il arrive que la sécurité du rail en charge de l’alimentation se déclenche et le PC se coupe subitement. Avec le mode OCK (monorail), on bénéficie alors d’une marge de manœuvre énorme avant que l’OCP n’intervienne, favorisant ainsi l’overclocking. Et si les fabricants privilégient une configuration multirail, c’est justement pour renforcer au maximum la sécurité incendie. D’autant plus que sur les blocs modernes qui sont devenus extrêmement puissants, on est loin du temps où les PC étaient alimentés avec des blocs de 200 à 300 W.

Cet article est réservé à nos abonnés

Au sommaire du dernier numéro

Tests

Pour nous contacter

Merci d’utiliser ce formulaire. Nous vous répondrons dans les meilleurs délais.

Me connecter​

Identifiant ou mot de passe incorrect. Vérifiez votre saisie, ou utilisez « Mot de passe perdu ? » ci-dessous.

Bienvenue

Envie de tout lire ?

Pour recevoir nos newsletters