En début d’année Dell a entièrement revu ses gammes et a choisi de simplifier les choses quitte à abandonner quelques marques illustres comme XPS, Inspiron, Latitude ou Precision. Désormais, les PC portables Dell sont divisés en trois grandes familles : Dell, Dell Pro et Dell Pro Max. Et ils s’adressent respectivement au grand public (ex Dell XPS) et aux pros (ex Dell Latitude), les Dell Pro Max étant les machines professionnelles les plus performantes qu’on appelle fréquemment stations de travail (ex Dell Precision). Et au sein de chacune de ces trois familles on trouve trois sous-divisions, les modèles de base, les Plus et les Premium, pas besoin de vous faire un dessin. Merci aux services marketing de ne pas avoir tenu à tout prix à loger le sigle IA dans les nouveaux noms, même si Dell a choisi (comme d’autres) de tout miser sur l’intelligence artificielle dans son nouveau discours. L’essai du jour porte sur un des premiers laptops arborant cette nouvelle nomenclature, il s’agit du Dell Pro 14 Premium (PA14250), un ultraportable conçu pour les pros et qui remplace l’ancien Latitude (9450). Les tarifs sont élevés, car bien qu’on trouve dedans la dernière génération de CPU Intel Lunar Lake, il faut compter à minima 2000 € et même quasiment 2500 € pour notre exemplaire de test équipé d’un Core Ultra 7 et de 32 Go de RAM. Précisons que le Dell Pro Premium existe aussi en 13″.
La légèreté du magnésium

S’il n’invente pas grand-chose sur le plan esthétique, le Dell Pro 14 Premium est un bel appareil. Son design aux angles arrondis rappelle les modèles d’Apple même si le clavier est bien différent et conforme aux dernières productions de Dell, notamment les fameux XPS. Le constructeur a choisi le magnésium pour son châssis, un matériau composite favorisant la légèreté. Pesant à peine plus de 1,1 kg, il est tout à fait qualifiable d’ultraportable même si le dernier Lenovo X1 Carbon (Gen 13) fait encore un peu mieux en parvenant à rester sous la barre du kilogramme. L’appareil est un peu moins rigide qu’un laptop en aluminium, mais ça ne se remarque que si on tente de vriller l’écran en le tenant de part et d’autre, pas en tapant au clavier. Le finish est aussi un peu moins flatteur, surtout comparé au Ceraluminium d’Asus qui offre un aspect pierre froide qui change un peu, mais le Dell Pro 14 Premium est pourtant un ordinateur bien fini. Le capot supérieur renferme un écran 14″ aux caractéristiques plutôt modestes.

C’est une dalle IPS en FHD+, c’est-à-dire en 16:10 avec 1920 par 1200 pixels et un taux de rafraîchissement classique de 60 Hz. S’il y a de quoi être déçu à ce niveau de prix, il ne faut pas non plus perdre de vue que c’est une définition parfaite en 14″, ça reste très fin et seuls ceux qui ont de bons yeux pourront rétablir le zoom de Windows à 100 %. Et cette machine étant vendue avant tout pour travailler, c’est-à-dire utiliser Internet, l’IA ou des outils bureautiques, 60 Hz sont suffisants. Certes le curseur de la souris n’est pas aussi fluide, mais c’est au bénéfice de l’autonomie. Et d’ailleurs cet écran n’est pas mauvais. Il n’offre certes pas les noirs profonds de l’OLED et le taux de contraste ne dépasse pas les 1055:1, d’ailleurs sa reproduction colorimétrique est limitée à environ 75% des gamuts DCI-P3 et AdobeRGB, et pourtant il nous est agréable à l’œil, en particulier dans un usage de bureau. Avec 400 cd/m² au maximum, il peut être utilisé en extérieur mais à condition qu’il n’y ait que peu de soleil. Ce malgré le traitement antireflet plutôt efficace que Dell applique ; on est loin des dalles ultras brillantes d’Asus qui, avec la même luminosité maximale, sont inutilisables en extérieur. Dell propose un écran OLED 2880×1800 en option, moyennant 180 € de plus environ (2689,52 €, uniquement disponible avec Core Ultra7 268V / 32 Go de RAM), à l’image de ce qu’on trouve dans un Asus Zenbook S 14 ou un Lenvo Thinkpad X1 Carbon Gen 13, écran optionnel qui est même tactile sur le Dell contrairement à ses deux concurrents.
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