30/05/2025

Numéro 7

Qu’est-ce que le DSC (Display Stream Compression)?

La solution pour combiner hautes résolutions et taux de rafraîchissement ultra rapides

Vous rêvez d’un setup gaming avec un écran 4K à 240 Hz ou un triple écran ultra-immersif pour votre simracing ? Alors, vous avez forcément buté sur des limites techniques : câbles, ports, bande passante… C’est là que le Display Stream Compression (DSC) entre en jeu.

Par : Thomas Olivaux

Cet article a vu le jour après réception du mail d’un lecteur. Ce dernier se demande pourquoi son nouvel écran Alienware AW2725QF, acheté après avoir lu notre test paru dans UH #5, n’affichait chez lui qu’à 120 Hz en Ultra HD au lieu de 180 Hz. Après enquête et sachant que ça n’était pas lié à l’activation de l’overclocking dans l’OSD car cet écran supporte quand même 165 Hz de base en 4K, on s’est finalement aperçu qu’il était relié via un câble Display Port sur une carte graphique GeForce GTX 1060 3 Go dans son PC. C’est d’ailleurs pour conserver ce GPU qu’il a opté pour cet écran atypique à double résolution. Histoire de travailler et surfer en 4K et de jouer avec son GPU vieillissant en Full HD. Oui mais, hélas, la GTX 1060 ne supporte pas le DSC, une technologie indispensable pour combiner ces taux de rafraîchissement très élevés avec les hautes définitions.

Les écrans sont devenus des monstres

Les écrans gaming d’aujourd’hui sont des monstres de performance : résolutions 4K, 5K (ex. : Dell UltraSharp U2723QE), 8K (ex. : Samsung Odyssey Neo G9), voire 16K (ex. : prototypes comme l’Innolux 16K display), et taux de rafraîchissement qui tapent les 240 Hz ou plus. Le hic ? Les ports comme HDMI 2.0 (18 Gb/s) ou DisplayPort 1.4 (32,4 Gb/s) n’ont pas la bande passante pour suivre. Le DSC compresse les données vidéo en temps réel avec un ratio typique de 3:1, tout en restant visuellement sans perte – vos yeux ne verront pas la différence. Et pour les gamers, bonne nouvelle : la latence ajoutée est minime (environ 0,5 microseconde). Développée par la VESA (Video Electronics Standards Association), cette technologie est devenue un must pour repousser les limites des moniteurs modernes.  Mais c’est quoi, pourquoi c’est crucial, et comment savoir si ça fonctionne ? On vous dit tout.

Pourquoi HDMI 2.0 et DP 1.4 ne suffisent pas?

La bande passante, c’est le nerf de la guerre. Chaque image envoyée à votre écran demande une quantité énorme de données, surtout en haute résolution et à haute fréquence. La bande passante nécessaire se calcule ainsi : Bande passante (en Gb/s) = Résolution (pixels) × Taux de rafraîchissement (Hz) × Profondeur de couleur (bits par pixel) × 3 (pour RGB ou 4:4:4) / 1 000 000 000. Prenons un exemple concret : afficher du 4K (3840×2160) à 180 Hz avec une profondeur de couleur de 8 bits en 4:4:4 (sans compression) :

Résolution : 3840 × 2160 = 8 294 400 pixels.

Pixels par seconde : 8 294 400 × 180 Hz = 1 492 992 000 pixels/s.

Bits par pixel : 8 bits × 3 (RGB) = 24 bits.

Bande passante brute : 1 492 992 000 × 24 = 35 831 808 000 bits/s = 35,83 Gbps.

Problème : HDMI 2.0 (18 Gb/s) est loin du compte, et même DisplayPort 1.4 (32,4 Gb/s) ne suffit pas sans compression. Sans DSC, il faudrait réduire la fréquence (ex. : 98 Hz sur DP 1.4) ou passer en 4:2:2, ce qui dégrade (un peu) les couleurs (surtout la netteté des textes sur le bureau de Windows). Le DSC divise cette bande passante par environ 3, ramenant les 35,83 Gb/s à environ 11,94 Gb/s, ce qui passe sans souci sur DP 1.4… mais pas sur du HDMI 2.0 car DSC est arrivé sur cette connectique dans sa révision 2.1 seulement.

Résolutions et fréquences : avec et sans DSC

La bonne vieille GeForce GTX 1060 a beau offrir un port DP 1.4, cette génération de GPU Nvidia ne supporte pas encore le DSC.

Le DSC booste les capacités des connectiques. Voici les performances maximales, avec et sans DSC, en Ultra HD et plus :

DisplayPort

  • DisplayPort 1.2 (17,28 Gb/s) :
    • Sans DSC : 4K (3840×2160) à 60 Hz, 24 bpp, 4:4:4.
    • Avec DSC : Non supporté (DSC arrive avec DP 1.4).
  • DisplayPort 1.4/1.4a (HBR3, 32,4 Gb/s) :
    • Sans DSC : 4K à 120 Hz (10-bit HDR, 4:4:4) ou 8K (ex. : ASUS ProArt PA32UCG) à 30 Hz, 24 bpp.
    • Avec DSC 1.2 : 4K à 240 Hz, 8K à 60 Hz (10-bit HDR, 4:4:4), ou 10K (10240×4320) à 60 Hz avec 4:2:0.
  • DisplayPort 2.0/2.1 (UHBR20, 80 Gb/s) :
    • Sans DSC : 10K à 60 Hz (24 bpp, 4:4:4) ou 8K (ex. : LG OLED Z3) à 120 Hz (10-bit HDR, 4:4:4).
    • Avec DSC : 16K (ex. : Innolux 16K prototype) à 60 Hz (10-bit HDR, 4:4:4) ou trois 10K à 60 Hz en multiécrans.

HDMI

  • HDMI 2.0 (18 Gb/s) :
    • Sans DSC : 4K à 60 Hz (8-bit, 4:4:4).
    • Avec DSC : Non supporté (DSC arrive avec HDMI 2.1).
  • HDMI 2.1 (48 Gb/s) :
    • Sans DSC : 4K à 144 Hz (10-bit HDR, 4:4:4), 5K (ex. : Apple Studio Display) à 60 Hz, ou 8K à 30 Hz (10-bit HDR, 4:4:4).
    • Avec DSC 1.2 : 8K (ex. : Samsung Odyssey Neo G9) à 120 Hz (10-bit HDR, 4:2:0) ou 10K à 120 Hz (4:2:0).

USB-C (DisplayPort Alt Mode)

  • USB-C avec DP 1.4 :
    • Sans DSC : 4K à 120 Hz (10-bit HDR, 4:4:4).
    • Avec DSC : 8K à 60 Hz ou 4K à 240 Hz (10-bit HDR, 4:4:4).
  • USB-C avec DP 2.0 :
    • Sans DSC : 10K à 60 Hz (24 bpp, 4:4:4).
    • Avec DSC : 16K (ex. : prototype Innolux 16K) à 60 Hz (10-bit HDR, 4:4:4).

Note : les performances dépendent des câbles (ex. : DP80 pour DisplayPort 2.0) et de la compatibilité GPU/moniteur. Les résolutions comme 16K peuvent nécessiter du 4:2:0 pour réduire la bande passante.

Ça sert aussi en 1080p et 1440p

Pour afficher 310 Hz en Full HD sur cet écran AOC 25G4SXU en DP1.4, le DSC est à l’œuvre.

Si le DSC est souvent associé aux définitions ultras élevées (4K et plus), il a aussi sa place en 1080p et 1440p avec l’explosion des taux de rafraîchissement des écrans gamers (on n’est pas là pour discuter de l’intérêt de la chose). En 1080p, il devient utile dès 360 Hz (8-bit, ex. : ASUS ROG Swift 360 Hz) ou 240 Hz avec HDR 10-bit, et indispensable à 540 Hz (ex. : ASUS PG248QP) pour éviter les couleurs délavées en 4:2:2. En 1440p, comptez sur DSC dès 240 Hz en HDR (ex. : LG UltraGear 27GR83Q-B) ou 360 Hz en 8-bit, surtout sur DisplayPort 1.4. Parfait pour les pros de Valorant ou les fans de jeux AAA qui veulent fluidité et netteté sans compromis !

Comment fonctionne le DSC?

Le DSC divise l’image en plusieurs vignettes et compresse chacune avec un algorithme basé sur le codage delta PCM et l’espace couleur YCgCo-R. Il utilise un buffer (Indexed Color History) pour optimiser la compression, surtout pour les interfaces de jeux. Résultat : une compression visuellement sans perte (norme ISO/IEC 29170), avec des artefacts imperceptibles. Et on le confirme, impossible de distinguer à l’œil une image compressée ou non. Le DSC s’active automatiquement quand la bande passante dépasse les limites du port, et dans la grande majorité des cas, il n’y a rien à régler manuellement – tout est géré par le GPU et le moniteur. Cependant, certains moniteurs (ex. : via leur OSD) permettent de désactiver le DSC pour des setups multiécrans complexes, mais cela réduit alors la résolution ou, plus généralement, la fréquence.

Une techno qui ne date pas d’hier

Bien que DSC soit méconnu, c’est tout sauf une nouveauté ! Les anciens lecteurs de PC Update et Hardware Mag en avaient déjà entendu parler, d’ailleurs. Le DSC a progressé au fil du temps et voici un rappel des principales évolutions. La version 1.0 (2014) a lancé la compression visuellement sans perte (3:1) pour DisplayPort 1.4, débloquant 4K 120 Hz ou 8K 30 Hz. La 1.1 (2015) a réduit la latence. La 1.2 (2016) a optimisé pour HDMI 2.1 et DisplayPort 1.4a, gérant 4K 240 Hz ou 8K 60 Hz avec HDR 10-bit. Enfin, la 1.2a (2017) a peaufiné les setups multiécrans et supporte jusqu’à 10K 60 Hz. Dans la pratique, les écrans PC ont commencé à adopter DSC vers 2019. On se rappelle notamment de l’écran Asus 43″ ROG XG438Q présenté à l’E3 cette année-là et se ventant d’être le premier écran avec DSC (utile pour afficher 144 Hz en UHD). Tout est rétrocompatible, et la 1.2a règne sur les moniteurs actuels (ex. : Samsung Odyssey Neo G8) et GPU récents (RTX 5090, RX 9070 XT).

Activation du DSC : c’est automatique et pas autrement

Comme on vient de voir, l’utilisation du DSC est entièrement automatique dans 99 % des cas. Et imposée. Les GPU modernes (NVIDIA RTX 20/30/40/50, AMD RX 5000/6000/7000/9000) et les moniteurs compatibles activent le DSC dès que la bande passante nécessaire dépasse les capacités du port (ex. : 4K 240 Hz sur DP 1.4). Aucun réglage manuel n’est requis dans les pilotes GPU ou Windows. Cependant, quelques cas particuliers existent. Certains écrans (ex. : LG UltraGear 27GR83Q-B) permettent de désactiver le DSC dans leur menu OSD pour des setups multiécrans, mais cela limite la résolution/fréquence (ex. : 4K 120 Hz sans DSC au lieu de 240 Hz). D’autre part, assurez-vous que vos pilotes GPU sont à jour (ex. : NVIDIA Game Ready, AMD Adrenalin). Des pilotes obsolètes peuvent empêcher le DSC de fonctionner correctement. Pensez aussi aux câbles ; bien que le brochage ne change pas d’un câble DP à l’autre, pareil en HDMI, utilisez des câbles certifiés (ex. : DP80 pour DisplayPort 2.0, HDMI 2.1 Ultra High Speed) pour éviter des problèmes de bande passante qui pourraient interférer avec le DSC. Si vous rencontrez des soucis (ex. : écran noir, chute de fréquence), vérifiez la compatibilité du GPU/moniteur et testez un autre câble ou port.

Il n’existe aucun logiciel sous Windows pour savoir si le DSC est actif

Support GPU : qui gère le DSC, et sur quel port?

Le DSC nécessite un GPU et un moniteur compatibles. Voici le détail par génération, avec les limitations spécifiques pour les setups multiécrans :

NVIDIA :

  • Série GTX 10 (Pascal, ex. GTX 1080Ti) : Pas de support DSC. Max : 4K 98 Hz (10-bit) sur DP 1.4.
  • Série RTX 20 (Turing, ex. RTX 2080Ti) : DSC uniquement sur DisplayPort 1.4. Pas de support sur HDMI 2.0.
  • Série RTX 30 (Ampere) et 40 (Ada Lovelace) : DSC sur DisplayPort 1.4a et HDMI 2.1. Ex. : RTX 4090 gère 8K 60 Hz avec DSC sur les deux.
  • Série RTX 50 (Blackwell) : DSC sur DisplayPort 2.1 (UHBR13.5/UHBR20) et HDMI 2.1, jusqu’à 8K 120 Hz HDR ou 16K (ex. : Innolux 16K prototype) 60 Hz.

Limitation NVIDIA : chaque moniteur utilisant DSC peut consommer deux ports internes (display heads) sur les quatre disponibles sur la plupart des GPU NVIDIA. Par exemple, un setup avec deux moniteurs DSC (ex. : deux 4K 240 Hz) utilise quatre ports internes, empêchant l’utilisation d’un troisième moniteur à haute résolution/fréquence. Cela limite les setups multiécrans, comme un triple écran pour simracing (ex. : trois 3440×1440 240 Hz). Pour contourner, désactivez le DSC via l’OSD du moniteur (si disponible) ou utilisez HDMI pour un écran non-DSC (ex. : TV 4K 120 Hz). De plus, si votre écran utilise plus d’une tête interne de la GeForce, alors les fonctions DSR et LDLSR ne fonctionneront pas. Hélas, rien n’indique combien de têtes sont utilisées pour alimenter votre écran DSC.

AMD :

  • Série RX 5000 (RDNA 1) : DSC uniquement sur DisplayPort 1.4.
  • Série RX 6000 et 7000 (RDNA 2/3) : DSC sur DisplayPort 1.4a/2.1 et HDMI 2.1. Les RX 7000 excellent pour 8K 120 Hz ou multiécrans 10K.
  • Série RX 9000 (RDNA 4, ex. RX 9070 et RX 9070 XT) : DSC sur DisplayPort 2.1a (UHBR13.5, 54 Gb/s) et HDMI 2.1b. La RX 9070 XT (64 CU, 16 Go GDDR6, boost à 2,97 GHz) et la RX 9070 (56 CU, 16 Go GDDR6, boost à 2,54 GHz) gèrent 4K 240 Hz ou 8K 60 Hz avec DSC. Note : certaines cartes (ex. : PowerColor Reaper RX 9070 XT) limitent à deux connexions DP 2.1 actives simultanément, obligeant à mixer DP et HDMI pour trois écrans.

Limitation AMD : Contrairement à NVIDIA, les GPU AMD (RX 5000, 6000, 7000, 9000) ne consomment généralement qu’un port interne par moniteur DSC, offrant une meilleure gestion des setups multiécrans. Par exemple, une RX 7900 XTX peut gérer trois moniteurs 4K 240 Hz avec DSC sans atteindre la limite des ports internes. Cependant, vérifiez les specs de votre carte, car certaines (ex. : RX 9070 XT) peuvent avoir des restrictions sur le nombre de sorties physiques actives (ex. : max deux DP 2.1).

Astuce : Vérifiez la compatibilité des câbles et adaptateurs (ex. : KVM switch). Un adaptateur DP vers HDMI 2.1 peut nécessiter DSC pour 4K 120 Hz, mais uniquement avec des GPU Turing ou plus récents. Pour les setups multiécrans avec NVIDIA, privilégiez des connexions mixtes (ex. : deux DP + un HDMI) ou désactivez le DSC sur les moniteurs moins exigeants pour libérer des ports internes.

DSC sur les PC portables : ce qu’il faut savoir

Mêmes besoins, mêmes solutions, les PC portables gamer reposent aussi sur le DSC.

Les PC portables gaming (ex. : ASUS ROG Zephyrus G16, MSI Katana 15) utilisent souvent le DSC via USB-C avec DisplayPort Alt Mode pour connecter des écrans externes à haute résolution. C’est crucial pour les gamers nomades qui veulent brancher un moniteur 4K 144 Hz ou 8K 60 Hz. Voici les points clés :

  • Support DSC : Les GPU mobiles NVIDIA (RTX 30/40/50) et AMD (RX 6000M/7000M/9000M) prennent en charge le DSC sur USB-C/DP Alt Mode (DP 1.4 ou 2.1) et HDMI 2.1. Par exemple, un laptop avec une RTX 4080 mobile peut gérer 4K 240 Hz ou 8K 60 Hz avec DSC.
  • Limites sans DSC : Sans GPU compatible DSC (ex. : anciens laptops avec GTX 1650), vous êtes limité à 4K 60 Hz ou 1440p 144 Hz sur USB-C/DP 1.4, souvent avec 4:2:2, ce qui réduit la qualité des couleurs.
  • Spécificités laptops : Les ports USB-C des laptops partagent parfois la bande passante avec d’autres fonctions (ex. : données Thunderbolt), ce qui peut réduire les performances. Certains écrans intégrés de laptops haut de gamme (ex. : MacBook Pro 16″ avec écran 120 Hz) utilisent aussi le DSC pour gérer des résolutions élevées via le GPU intégré. Vérifiez les specs du port USB-C (DP 1.4 ou 2.1) et du câble (ex. : USB4 ou DP80).
  • Impact : Sans DSC, un laptop gaming risque de ne pas exploiter pleinement un moniteur externe 4K 240 Hz, limitant la fluidité et la qualité visuelle, surtout en HDR.

Exemples de moniteurs avec DSC et leurs limites sans GPU compatible

Voici quelques moniteurs populaires exploitant le DSC, avec leurs performances et limitations si votre GPU ne supporte pas le DSC :

  • Samsung Odyssey Neo G8 (32 pouces, 4K, 240 Hz) :
    • Avec DSC : 4K à 240 Hz (10-bit HDR, 4:4:4) via DisplayPort 1.4 ou HDMI 2.1.
    • Sans DSC (ex. : GTX 1080Ti avec DP 1.4) : limité à 4K 98 Hz (8-bit, 4:4:4) ou 4K 120 Hz avec 4:2:2, ce qui réduit la netteté des couleurs. Pas de HDR à 120 Hz.
    • Impact : Perte de fluidité (98 Hz vs 240 Hz) et qualité d’image dégradée en 4:2:2.
  • ASUS ROG Swift PG43UQ (43 pouces, 4K, 144 Hz) :
    • Avec DSC : 4K à 144 Hz (10-bit HDR, 4:4:4) via DisplayPort 1.4.
    • Sans DSC (ex. : GTX 1080 avec DP 1.4) : limité à 4K 98 Hz (8-bit, 4:4:4) ou 4K 120 Hz en 4:2:2. Pas de HDR à 120 Hz.
    • Impact : Réduction du taux de rafraîchissement et perte de qualité visuelle, surtout pour les jeux rapides.
  • LG UltraGear 27GR83Q-B (27 pouces, 1440p, 240 Hz) :
    • Avec DSC : 1440p à 240 Hz (10-bit HDR, 4:4:4) via DisplayPort 1.4 ou HDMI 2.1.
    • Sans DSC (ex. : RX 580 avec DP 1.4) : limité à 1440p 144 Hz (8-bit, 4:4:4) ou 240 Hz en 4:2:2, avec une perte de fidélité des couleurs.
    • Impact : Moins critique pour le 1440p, mais la fluidité en gaming compétitif (240 Hz) est compromise.

Note : sans DSC, les moniteurs tombent souvent en 4:2:2 ou 4:2:0, ce qui dégrade la qualité des couleurs, surtout pour les textes ou interfaces. Les GPU non compatibles limitent aussi le HDR à haute fréquence.

Les défis des setups multiécrans

Pour un setup triple écran (ex. : trois 3440×1440 à 240 Hz), le DSC peut être une bénédiction, mais aussi un défi. Chez NVIDIA, une RTX 4090 peut galérer à gérer 10 320 pixels de large en DSC, car chaque écran DSC peut nécessiter deux têtes internes du GPU, limitant le nombre d’écrans connectables (ex. : max deux moniteurs DSC). Sur AMD, cette limitation est moins contraignante, permettant souvent trois moniteurs DSC. Certains moniteurs (ex. : Corsair XENEON 34WQHD240-C) permettent de désactiver le DSC via l’OSD, ce qui simplifie les configs multiécrans, mais réduit la résolution ou la fréquence.

Un must pour le gaming next-gen

Décrié par certains, le DSC est indispensable pour les gamers et autres fans d’affichage. C’est une solution pour profiter de très hautes résolutions et/ou taux de rafraîchissment élevés sans changer tout son setup. Avec DisplayPort 1.4, HDMI 2.1 ou USB-C, il ouvre la voie à 8K (ex. : ASUS ProArt PA32UCG) 120 Hz ou 16K (ex. : Innolux 16K prototype) 60 Hz. Sans GPU compatible, vous serez coincé à des fréquences inférieures ou en 4:2:2, avec une perte de qualité. Assurez-vous que votre matos (GPU, moniteur, câbles) est à la hauteur, et checkez si le DSC est bien activé pour tirer le max de votre setup. Attention aux setups multiécrans avec NVIDIA, où les ports internes peuvent limiter vos ambitions. Nous ne remarquons ni dégradation visuelle ni latence perceptible, alors il n’y a pas de raison de fuir DSC. Mais si vous préférez sans, après tout c’est quand même mieux sur le papier, contentez-vous de 120 Hz ou changez tout (GPU et écran) pour du DP 2.1, c’est en train d’arriver ! DP 2.1 qui n’interdit pas l’usage du DSC pour repousser encore plus loin les limites du taux de rafraîchissement d’ailleurs.

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