Test

29/12/2025

Numéro 11

Casque

Razer BlackShark V3 Pro

ANC, bio-cellulose, 2,4 GHz/BT simultanés, THX Audio : il a tout !

Nouveaux transducteurs en bio-cellulose, ANC, deux audio sans fil en simultané, molette de balance jeu/chat, Razer n’a pas fait semblant en mettant à jour son BlackShark ! Au point de mériter son tarif de 250 € ?

Par : Thomas Olivaux
Prix constaté :
250 €

Fiche technique

Type : circum-aural

Transducteurs : 50 mm

Micro : uni directionnel amovible (avec bouton de sourdine)

Connectivité : sans-fil 2,4 GHz (dongle fourni) et Bluetooth, filaire USB, filaire analogique (jack 3,5 mm)

Réglage du volume : oui (molette)

RGB : non

ANC : oui

Poids : 378 g (avec micro)

Divers : molette à trois fonctions (équilibre jeu/chat, amplificateur de bruits de pas, contrôle du retour micro), application Windows, Android et iOS

Razer renouvelle sa gamme de casques conçus pour l’esport (comprendre « gamers intransigeants »), les célèbres BlackShark. Pour rappel, cette gamme qui a été introduite en 2012 a été remise au goût du jour en 2020 (BlackShark V2 Pro), suivi d’un petit lifting en 2023 (V2 Pro amélioré et déclinaisons plus abordables) et, enfin, complétée de variantes consoles sous licence Xbox et PlayStation en 2024. Les BlackShark sont des casques qui misent tout sur la performance, ils sont multi-plateformes et font fi du superflu, comme l’éclairage Chroma RGB. La nouvelle série BlackShark V3, sortie l’été dernier, se compose de trois références : le BlackShark V3 X HyperSpeed (120 €), le BlackShark V3 (160) et le BlackShark V3 Pro (250 €). Après avoir essayé le BlackShark V2 HyperSpeed dans le dernier numéro de PC Update (numéro 126, mars-avril-mai 2024), notre test du jour porte sur le BlackShark V3 Pro.

Plus solide, plus confortable

L’esthétique générale du BlackShark V3 Pro n’évolue pas. Elle reprend le design aviateur commun à toute la série en reprenant presque trait pour trait le design de 2020. C’est un casque qui n’a rien de luxueux quant à choix des matériaux, il y a beaucoup de plastique, mais il bénéficie d’un finish irréprochable. On retrouve notamment les élégantes surpiqûres du simili cuir qui recouvre le bandeau supérieur du V2 Pro et qui sont absentes des modèles moins onéreux. Pourtant, le poids est en hausse, preuve qu’il y a bien des changements. Au lieu de 320 g pour le V2, Razer annonce 367 g. Sur notre balance c’est même 385 g. On est bien loin des 275 g du V2 HyperSpeed que nous avons encore à la rédac !

Le BlackShark V3 Pro existe en noir, en blanc et en vert Razer

Pour autant, le V3 Pro est super confortable. On remarque, entre autres évolutions, l’apparition d’une articulation (pivot) des oreillettes par rapport à l’arceau, qui n’existe sur aucun autre modèle de la gamme. La mousse à mémoire de forme est toujours de la partie et participe à la bonne tenue du casque. Il tient bien sûr la tête, sans serrer les temps ni peser lourd sur le crâne, cet équilibre est agréable. On remarque aussi que les fourches qui maintiennent les oreilles à ce même arceau et qui permettent le réglage en hauteur sont plus épaisses, donc plus robustes. Sur les côtés, il y a désormais des plaquettes amovibles (aimantées) sur les deux oreillettes. D’une part ça donne un accès à la batterie sous celle de droite, d’autre part, ça permettra d’ici peu de personnaliser le casque en remplaçant ces dernières (elles ne sont pas encore en vente).

Audio PC et smartphone en simultané

Razer propose également une application pour nos smartphones

La connectivité est un des principaux points forts du BlackShark V3 Pro. Il est utilisable sans fil en 2,4 GHz sans latence avec le dongle Hyperspeed V2, également sans fil en Bluetooth, en filaire USB (on ne parle pas que de la charge, mais bel et bien d’une communication filaire USB) et enfin en filaire analogique (jack 3,5 mm). Dans la boîte on trouve, en plus du dongle Hyperspeed (assez massif et de forme trapézoïdale), un câble USB-C (côté casque) vers USB-A (côté PC) et un câble USB-C vers mini Jack. Point de housse de transport, c’est dommage. Une nouveauté majeure de la nouvelle gamme V3, du moins du modèle intermédiaire (V3 « tout court ») et du nôtre (V3 Pro), c’est l’audio 2,4 GHz et Bluetooth simultané. Avant, il était déjà possible de connecter les deux en même temps, par exemple en Hyperspeed sur son PC et en Bluetooth sur son smartphone, on passait alors d’une entrée à l’autre par une double pression sur le bouton situé sous l’oreillette de droite (tandis qu’une pression simple sur ce même bouton alterne entre les différents profils d’égalisation). À présent, on peut alterner entre Hyperspeed et Bluetooth (comme avant) et simultané ! Ainsi, vous ne perdrez pas le son de votre jeu si vous répondez à un appel sur votre smartphone ou que vous consultez ponctuellement une story Insta. On a d’ailleurs le choix, dans le logiciel Razer Synaps, de laisser le son Hyperspeed au même volume ou de l’abaisser au moment où on prend un appel téléphonique. D’autre part, si vous étiez déjà sur Discord, le micro est automatiquement mis en sourdine côté PC (Hyperspeed) pendant que vous parlez au téléphone, vous ne risquez pas que vos interlocuteurs côté jeu entendent votre conversation.

Une nouvelle molette bien pratique

Cette nouvelle molette ajuste l’équilibre entre le son de votre jeu et celui du chat audio. Le V3 Pro gagne aussi l’ANC !

Sous l’oreillette de gauche, la configuration est identique aux anciens modèles, à savoir qu’on trouve la prise pour le microphone amovible, la prise USB-C, le bouton d’allumage et le bouton de sourdine pour le micro. Mais sous l’oreillette de droite, outre le bouton de sélection du profil audio ou de bascule de source sans fil, dont on vient de parler, on remarque l’apparition d’une molette et d’un bouton supplémentaires. Cette molette améliore nettement l’ergonomie du casque. Elle permet, par défaut, d’ajuster la balance entre le son du jeu et le son de votre logiciel de chat vocal. Pour ce faire, le casque est reconnu par Windows comme deux périphériques de lecture audio distincts, l’un baptisé Game et l’autre Chat. Il suffit de déclarer la version Game comme périphérique de lecture par défaut et Chat comme périphérique de sortie dans Discord et le tour est joué ! On se rappelle qua1nd SteelSeries avait introduit une fonction similaire sur l’Arctis Pro Wireless, dès 2018, c’est vraiment très pratique et de nombreux casques haut de gamme ont repris l’idée depuis. Y compris chez Razer, on pense au Nari (également sorti en 2018), notamment, mais c’est une première pour la série BlackShark. Et ce qui change, cette fois, c’est que Synapse offre la possibilité de revoir son fonctionnement. Vous pouvez aussi vous en servir pour ajuster un effet qui de mieux repérer le bruit des pas dans les FPS, en jouant en temps réel sur la plage de fréquences comprise entre 125 Hz et 1 kHz. Enfin, vous pouvez également opter pour la surveillance du micro (c’est-à-dire vous entendre plus ou moins fort en retour).

Vive l’ANC pour jouer sans distraction

Razer a aussi ajouté l’ANC au BlackShark V3 Pro, c’est-à-dire la réduction de bruit active qu’on retrouve désormais sur bon nombre de casques haut de gamme. Pour rappel, c’est une technologie qui analyse les sons environnants grâce à de multiples micros et qui les annule en produisant une onde sonore inversée avec les haut-parleurs. Et c’est le rôle du nouveau bouton situé proche de la molette, sous l’oreillette de droite. Ce dernier alterne entre ANC désactivé (il n’y a que la réduction de bruit passive, c’est-à-dire le son étouffé par les mousses autour de vos oreilles), ANC actif et un mode « Conscience de l’environnement » qui exploite les micros nécessaires à l’ANC pour faire l’effet inverse, c’est-à-dire amplifier les sons environnants afin que vous puissiez entendre aussi bien que si vous n’aviez pas le casque sur la tête. Pratique pour un parent qui joue son enfant à surveiller dans un coin. En lisant les tests des confrères, on en vient à douter de l’efficacité de l’ANC, mais nous l’avons trouvé plutôt performant. Notamment, lors de trajets qu’on a pu effectuer avec en TGV et en avion début décembre, l’atténuation des sons environnants était tout à fait satisfaisante ! Dans le train, on se retrouve quasiment isolé. Dans l’avion, on entend encore la ventilation, mais beaucoup moins que sans le casque ou qu’avec le casque sans ANC. Le BlackShark V3 Pro n’a pas à rougir en la matière comparé à nos écouteurs Samsung Galaxy Buds2 Pro habituels. Le mode transparence, en revanche, pourrait être un peu plus efficace.

Exit le titane, Razer passe à la bio-cellulose

C’est bien beau tout ça, mais ce qui fait un casque, c’est avant tout sa qualité audio, n’est-ce pas ? Et en la matière, le BlackShark V3 Pro innove aussi. Tout d’abord, les transducteurs TriForce passent en version deux. Ça signifie que Razer a légèrement revu le design de la structure supportant la membrane. Mais le plus important, c’est que le V3 Pro abandonne la membrane en titane pour une en bio-cellulose. Et ce n’est pas rien, considérant que seuls les casques audiophiles haut de gamme, vendus minimum 400 ou 500 €, comme le Denon AH-D7200, en bénéficient habituellement. La cellulose, autrement dit le papier, est utilisée depuis toujours dans les haut-parleurs, et ce à tous les niveaux de gamme. On en trouve sur les haut-parleurs d’enceintes de tout niveau de gamme, pour le pire comme le meilleur. Dans le cas des enceintes bas de gamme, les HP papier délivrent certes un son naturel et particulièrement adapté aux voix (surtout masculines), mais c’est très mou (lent) et si peu rigide qu’elle se déforme vite et ne tient pas les fortes puissances. Pour pallier à ces défauts, certaines marques ont choisi de conserver la cellulose végétale. Et n’allez pas croire que c’est péjoratif, on trouve de la cellulose renforcée au Kevlar dans la célèbre gamme 800 chez Bower & Wilkins, sachant que JBL reste également fidèle sur ses meilleures enceintes avec de la cellulose très pure recouverte d’un traitement appelé Aquaplas. Mais là, on parle d’enceintes à des dizaines de milliers d’euros ! Pour encaisser plus de punch et avoir un son très percutant à moindres frais, on trouve dans la majorité des casques soit du plastique (cas des modèles les moins chers), soit du métal). C’est d’ailleurs le cas des autres BlackShark qui mettent en avant leurs membranes en titane. Ou plutôt en soi-disant titane, car, à l’exception de quelques casques ultras haut de gamme, il s’agit en fait d’une membrane en plastique (Mylar) sur laquelle on a vaporisé une couche de titane microscopique.

Des bactéries qui bossent pour vos oreilles

Le japonais Fostex est un grand spécialiste de la bio-cellulose.

Avec le V3 Pro, Razer passe au bio-cellulose. Qu’est-ce que ça change ? Contrairement à la cellulose végétale, dont les fibres sont irrégulières et désorganisées, la bio-cellulose n’est pas extraite d’une plante, elle est « tissée » par des bactéries qui produisent naturellement des nanofibres de cellulose d’une pureté absolue. La bio-cellulose forme un réseau de fibres 1 000 fois plus fines qu’un cheveu. Elles sont extrêmement longues et s’entrelacent de manière très serrée. Résultat : on obtient une membrane beaucoup plus dense et homogène. L’avantage : on bénéficie des avantages du métal en termes de résistance (rigidité, tenue en puissance) et réactivité, mais sans ses inconvénients (son un peu sec, parfois métallique et plus fatigant à l’écoute). Creative avait déjà essayé il y a quelques années, sans grand succès, mais c’est quasiment une première pour Razer. En tout cas dans l’univers des casques gamers. Et bon marché, même à 250 €, si on considère que les casques à transducteurs en bio-cellulose sont généralement vendus entre 500 et 1 500 €. Quand ce n’est pas beaucoup plus. Pour ceux que ça intéresse, on introduit des bactéries Komagataeibacter xylinus (aussi appelée bactérie du vinaigre) dans une solution liquide riche en sucre et en azote, qu’on maintient à 28-30 °C, et on laisse faire.

Les bactéries sécrètent des fibres de cellulose en avançant et elles les déposent sur l’eau. On récolte la galette ainsi créée au bout de 7 à 14 jours, on la nettoie et on la presse très fort pour évacuer l’eau et obtenir une feuille de quelques microns d’épaisseur, incroyablement dure et légère. Et si vous vous demandez pourquoi il n’y a pas d’enceinte de salon avec des haut-parleurs en bio-cellulose malgré ses qualités intrinsèques, c’est une question de difficulté de production. On sait faire des feuilles de cellulose permettant de concevoir des transducteurs de 50 mm, mais on ne maîtrise pas la culture des bactéries pour aller jusqu’à faire la membrane d’un woofer monstre de 38 cm.

Gros potentiel audio, mais la signature Razer reste très présente

La théorie c’est bien beau, mais ça donne quoi une fois sur la tête ? La signature Razer, et celle de la majorité des casques conçus avant tout pour les gamers, sont très présentes. Ça signifie qu’il y a toujours un net excédent de basses, mais aussi d’aigus, par rapport à un casque dit audiophile dont la courbe de réponse est beaucoup plus neutre. L’écoute est quand même agréable, surtout si on aime les sons résolument modernes (électro, rap), d’autant qu’en effet, il n’y a pas ce petit côté trop métallique qu’on décrie parfois. Enfin, soyons honnêtes, la différence est quand même subtile. Mais l’avantage d’un casque PC, en tout cas de ce niveau, c’est qu’il est totalement paramétrable. Soit sur PC avec Synapse, soit sur votre smartphone (Android/iOS). Et en prenant le soin d’abaisser un peu les fréquences entre 60 et 500 Hz (- 3 dB) et entre 2 et 10 kHz (-1,5 dB), c’est vraiment pas mal ! On parle là d’écoute musicale, car pour jouer, la courbe plate de base est tout à fait adaptée (quant au préréglage « jeu », c’est presque n’importe quoi tant c’est saturé de basses). Le son est puissant. Résultat des courses, le V3 Pro délivre un très bon son une fois qu’on a passé un peu de temps sur l’égaliseur… mais on ne peut pas dire que ce soit notablement mieux que le V2 Hyperspeed et ses anciens transducteurs TriForce (v1) en titane. Pour la spatialisation, le V3 Pro est compatible THX Spatial Audio 7.1.4 (rien que ça), mais nous ne sommes pas vraiment convaincus. Non seulement un casque ne parviendra jamais à reproduire artificiellement le positionnement d’un vrai 5.1, mais, pire que ça, on trouve ça plutôt moins bon que le son spatial de base de Windows. Notamment, car le THX Spatial Audio ajoute une sensation de réverbération qu’on n’éprouve pas avec Sonic Audio ou Dolby.

Le micro aussi est au top

Le micro était un point fort des BlackShark V2 et Razer a réussi à faire encore mieux ! Ce dernier reproduit des voix très naturelles sans capter les sifflements. Et il filtre extrêmement bien les bruits parasites, que ce soit les discussions familiales ou la frappe sur votre clavier. On termine avec un mot sur l’autonomie, qui est toujours annoncée par Razer pour 70 h en mode sans fil, sans ANC. Une valeur qu’on atteint effectivement en pratique (et même 73 heures !), mais qui réduit à 39 heures en activant le Bluetooth et l’ANC. C’est tout à fait bon, sans être record.

Comprendre la gamme

Par rapport au V3 Pro, les deux autres conservent des membranes en titane et font l’impasse sur la réduction de bruit active (ANC). D’autre part, ils n’ont pas le point de pivot des oreillettes. De plus, leur micro est un peu moins bon également. Si les trois sont sans fil (2,4 Ghz), Bluetooth et filaire USB, seul le Pro offre en plus la connexion analogique. Le BlackShark V3X va plus loin dans les économies en se passant du THX Spatial Audio (ce n’est pas un mal selon nous), du gros potard de volume sur l’oreillette gauche et de la molette de balance jeu/chat sur celle de droite. Enfin, il permet de basculer comme les BlackShark V2 Pro et Hyperspeed entre 2,4 GHz et BT, mais n’autorise pas l’audio simultané. Autrement dit, il se concentre sur l’essentiel. Enfin, les deux V3 les moins chers sont aussi moins lourds : 270 g au lieu de 367 g !

CONCLUSION

Le Razer BlackShark V3 Pro est indéniablement un super casque. Pour autant, l’argument bio-cellulose qui fait rêver sur le papier ne change pas grand-chose en pratique. Ce casque dispose d’un gros potentiel audio, comme son ainé, et il faudra passer par la case égalisation pour l’exploiter. En revanche, l’ajout de l’ANC, de la molette de balance jeu/chat et du l’audio 2,4 GHz/BT simultanés sont de sérieuses avancées. De quoi le mettre en digne concurrent d’autres ténors du marché, tels que le Corsair Virtuoso Max qui est au même prix, mais qui tient moins bien sûr la tête t qui n’offre pas une aussi bonne autonomie. C’est en revanche un peu moins cher que l’Arctis Nova Pro Wireless de SteelSeries, sorti au tarif prohibitif de 379,99 € mais qu’on trouve désormais vers 280 €. Ce dernier, globalement aussi bon que le Razer, se distingue par sa double connectique USB (idéal pour être utilisé conjointement sur PC et PS5, par exemple). Chez Logitech, il n’y a pas vraiment d’équivalent, le modèle esport Logitech G Pro X 2 Lightspeed qui est certes moins cher, est beaucoup moins ergonomique et technologique. Quant aux audiophiles et fans de produits de très haute qualité, ils auront tout intérêt à dépenser encore un peu plus pour l’Audeze Maxwell à 330 € environ (qualité audio encore supérieure, BT 5.3 LDAC), mais il n’offre pas le confort de la molette d’équilibrage entre le son du jeu et celui du chat. Quel choix cornélien ! Verdict, bien qu’il obtienne une excellente note de 9, on ne lui met qu’un award silver.

NOTES

0
Silver

Qualité audio

Qualité micro

Richesse des sources

Confort

ANC

Molette de balance jeu/chat

Egalisation d’origine trop typée gaming

Pas de housse de transport

Un peu cher

7
Prix
9
Qualité audio
10
Qualité micro
9,5
Confort
10
Connectivité
8
Autonomie

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