La sortie de la Nintendo Switch 2 le 5 juin dernier pourrait bien avoir un impact positif sur le monde du PC et de ses périphériques, car cette dernière impose les cartes microSD Express. On profite de cette actualité pour découvrir et tester ce type de cartes ultra rapide, grâce à un exemplaire de Lexar Play Pro (512 Go) accompagné d’un lecteur de carte USB-C (Lexar RW540), que nous ne manquerons pas de comparer à des cartes UHS-I et UHS-II. Et rappeler tout ce qu’il faut savoir au moment de choisir une carte microSD.
De la SD à la microSD

Pour rappel, les cartes microSD sont des variantes minuscules des cartes SD qui sont encore utilisées dans pas mal d’appareils et notamment des appareils photo. SD, sigle de Secure Digital, est un type de carte mémoire imaginée en 1999 et commercialisée en 2000 par l’association de Panasonic, SanDisk et Toshiba et destiné à faire mieux que la MMC (MultiMediaCard) et concurrencer la Compact Flash. Physiquement parlant, on distingue trois formats, la SD de 2000, la mini SD de 2003 qui n’a quasiment pas été utilisée et la microSD de 2005 qu’on retrouve un peu partout de nos jours, des smartphones à la Switch 2 en passant par les Raspberry Pi et dérivés.
- Carte SD : 24 x 32 x 2,1 mm (1613 mm3)
- Carte miniSD : 20 x 21,5 x 1,4 mm (602 mm3)
- Carte microSD : 15 x 11 x 1 mm (165 mm3)
Au-delà des différences de tailles, les SD, miniSD et microSD sont parfaitement compatibles sur le plan électrique. D’ailleurs les adaptateurs, pour lire par exemple une microSD dans un lecteur SD, n’embarquent aucune électronique.
Les versions de la spécification SD
| Version | Année | Note(s) |
| 1.00 | 2000 | Préversion |
| 1.01 | 2001 | Modifications mineures |
| 1.10 | 2006 | Version officielle initiale |
| 2.00 | 2006 | SDHC, classes de vitesse C2, C4 et C6 |
| 3.01 | 2010 | SDXC, bus UHS-I, classes de vitesses C10 et U1 |
| 4.10 | 2013 | Bus UHS-II, classe de vitesse U3, optimisations de la consommation |
| 5.00 | 2016 | Classes vidéo V6, V10, V30, V60 et V90 |
| 5.10 | 2016 | Classe applicative A1 |
| 6.00 | 2017 | Classe applicative A2 |
| 7.10 | 2020 | SDUC, bus SD Express |
| 8.00 | 2020 | PCIe 4.0 et double ligne pour les cartes SD Express plein format |
| 9.00 | 2022 | Nouvelles fonctions de sécurité et de protection en écriture |
| 9.10 | 2023 | Classes de vitesse E150, E300, E450 et E600 |
SD, SDHC, SDXC, SDUC : les normes de capacité
À l’origine les cartes SD faisaient entre 128 Mo et 2 Go. Elles étaient alors formatées en FAT16 le plus souvent, le système de fichier du bon vieux MS-DOS. Mais après quelques années, les 2 Go devenant une contrainte, la SD Association a introduit la norme SDHC pour SD High Capacity (SD haute capacité) portant la capacité maximale à 32 Go. Des cartes qu’il fallait alors formater en FAT32 pour s’affranchir de la limite des tailles de partition. C’est en 2009 que la spécification SD eXtended Capacity (SD à capacité étendue) est introduite en proposant alors des capacités qui s’étendent entre 32 Go et 2 To. C’est ce qu’on trouve de nos jours chez l’ensemble des constructeurs et on utilise avec le système de fichier exFAT qui est un peu plus performant, bien qu’il soit aussi possible de rester en FAT32. En 2018, la SD Association voit loin introduisant au Mobile World Congress de Shanghai le standard SD Ultra Capacity (SD à capacité ultra) qui pourront aller de 2 To à 128 To (oui oui !).
| SD | SDHC | SDXC | SDUC | |
| Logo | 01 | 02 | 03 | 04 |
| Capacité mini | 128 Mo | 2 Go | 32 Go | 2 To |
| Capacité maxi | 2 Go | 32 Go | 2 To | 128 To |
Flash, vitesse et bus, ne pas tout mélanger

Techniquement parlant, les cartes mémoires intègrent comme on peut l’imaginer de la mémoire flash. La technologie de ces puces de NAND évolue avec les années, à l’image de celles utilisées dans les SSD. D’ailleurs on retrouve de nombreuses similarités. À commencer par le type de NAND, historiquement les cartes étaient en SLC (Single-Level Cell, 1 bit par cellule) puis rapidement en MLC (Multi-Level Cell, 2 bits par cellule) mais de nos jours la majorité des cartes vendues utilisent de la mémoire TLC (Triple-Level Cell, 3 bits par cellule) ou QLC (Quad-Level Cell, 4 bits par cellule). De la NAND 3D aussi (aussi appelée V NAND pour NAND verticale), c’est-à-dire des puces dans lesquelles plusieurs dizaines de couches avec des cellules sur chacune) sont empilées pour augmenter la densité. Selon la mémoire utilisée, les performances d’une microSD varient grandement. Et quand on dit performances, ce sont les débits maximums (la partie visible de l’iceberg) mais aussi les accès aléatoires et la durée de vie. Afin de s’y retrouver un peu plus, des classes de performances ont été inventées.
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