Deux légendes de la culture geek s’en sont allés

Démarrons cette rubrique par deux hommages. Acteur, metteur en scène et directeur artistique français, Éric Peter a apporté une très large contribution à la culture geek. Décédé à l’âge de 62 ans le 23 février dernier, il a prêté sa voix rauque à Kratos dans les premiers volets de God of War, mais aussi Brick dans la franchise Borderlands, Batman: Arkham Origins, Crash Bandicoot 3, Metro 2033, Bioshock 2, Star Wars Jedi: Fallen Order et tellement d’autres encore. Le jeu vidéo n’a pas été le seul domaine où il a brillé avec par exemple les films et séries TV Donjons et Dragons : L’Honneur des voleurs, Kenshin le vagabond : Requiem pour les Ishin Shishi, One Piece, The Walking Dead, Firefly, etc. Et même si cet homme talentueux aura laissé une trace indélébile, le doublage restant un art à part entière, sa disparition ne laissera personne indifférent.
Décédé le 13 février 2026 à l’âge de 75 ans, l’ingénieur japonais Hideki Sato a lui aussi marqué la scène vidéoludique grâce à son rôle dans la conception de bornes d’arcade, comme Monaco GP avant de développer les emblématiques consoles Sega de l’ère 8, 16 et 32 bits (Mega Drive, Dreamcast, Saturn, etc), et d’endosser le rôle de président de Sega de 2001 à 2003. Une entreprise qu’il quittera en 2008 après lui avoir consacré 37 ans de sa vie. M. Hideki aura influencé toute une génération de machines et de jeux, laissant une empreinte durable dans l’histoire de l’ingénierie vidéoludique et pas seulement japonaise.
La première étape du comeback d’une légende


Depuis plusieurs mois, Ubisoft défraie la chronique mais sans doute pas de la plus belle des façons. À cause de décisions et de choix stratégiques discutables ou non, Ubisoft reste malgré tout une entreprise qui aura marqué l’ère vidéoludique et nous ne pouvons que souhaiter à ce joyau français de retrouver tout son savoir-faire et sa gloire d’antan. Et la célébration des 30 ans d’un personnage sans bras et sans jambes qui aura rythmé et marqué notre jeunesse à travers un opus dont la difficulté mettait nos nerfs à rude épreuve, Rayman, pourrait bien être le début d’une renaissance. Une licence culte qui s’est également illustrée par sa direction artistique et une bande-son immersive composée par Christophe Heral, qui a droit à un remaster que personne n’aura vu venir avec Rayman 30th Anniversary Edition: une compilation du premier volet développé par Digital Eclipse en partenariat avec Ubisoft et Atari. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir l’aventure classique à travers ses 5 versions (MS-DOS, PlayStation, Atari Jaguar, Game Boy Color et Game Boy Advance) mais pas que puisque plus de 120 niveaux supplémentaires provenant de packs communautaires viennent compléter l’aventure ainsi qu’une bande-son retravaillée. Bien plus qu’un remaster, cette édition inclut également un documentaire interactif de plus de 50 minutes de secrets de conception et d’interviews inédits avec les développeurs originaux. Et histoire de ne pas trop frustrer les joueurs les plus frêles, un système de rembobinage à la Braid, plusieurs emplacements de sauvegarde, des vies infinies et le déverrouillage instantané des niveaux viennent compléter le tableau. Une édition suprême et magique pour seulement 19,99 € en dématérialisé (PC, PS5, Switch, XBOX Series X|S) en attendant des versions physiques prévues pour le mois de juin 2026. Et pourquoi pas compléter ce chef-d’œuvre par Rayman Redemption ? Une réimagination de l’original de 1995 disponible gratuitement sur PC (pour l’instant du moins) et proposant de nombreux nouveaux mondes, niveaux et mini-jeux. Un bonus exceptionnel qui aura demandé trois années de travail au développeur Ryemanni.
Et histoire de bien marquer le coup, que diriez-vous d’un diorama spécialement dédié pour l’occasion ? C’est précisément ce que propose Dioramax, une petite entreprise qui a pris vie entre l’art du « Papercut » et la simple envie de partager une passion pour la culture geek. Il faut dire que son créateur, en tant qu’enfant des années 80 qui a baignait en plein âge d’or de la culture geek, entre les bornes d’arcade, les consoles, les premiers ordinateurs personnels et la japanimation, tout conspirait à faire naître une passion durable pour l’imaginaire et le pixel. Si bien qu’il ne propose pas seulement des créations originales inspirées par son imagination et son passé, mais il propose aussi et surtout à chacun de matérialiser ses propres désirs en créant un objet unique et original (avec ou sans led, en 15×20, 27×27 ou 32×42) que chacun pourra fièrement exposer et qui parle à tous. Et un petit tour sur sa boutique en ligne aura vite fait de vous convaincre.
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