Il y a des dénominations produits qui nous compliquent la vie, à nous comme à vous. Celle-ci en fait partie. NZXT vient donc de sortir le H6. Pas le H6 Flow, pas le H6 Flow RGB, non : le H6 tout court, millésime 2026. Sauf que le H6 Flow et le H6 Flow RGB de 2023, eux, sont toujours au catalogue et toujours en rayon, respectivement à 119,95 € et 144,95 € chez LDLC au moment où nous écrivons ces lignes. Autant dire qu’entre le H6 Flow RGB (ancien) et le H6 RGB+ (nouveau), la confusion en boutique est quasiment garantie. Faisons donc les présentations proprement : le boîtier que nous avons reçu en prêt est bien la nouvelle génération, présentée au Computex 2026 et lancée dans la foulée début juin. NZXT ne parle d’ailleurs pas d’une simple mise à jour mais du premier produit d’une nouvelle identité visuelle qui essaimera sur toute la gamme dans les mois qui viennent. Le H6 abandonne au passage le suffixe Flow et se décline en deux versions qui partagent rigoureusement le même châssis : le H6 nu, sans le moindre ventilateur, à 114,90 €, et le H6 RGB+ que voici, livré avec sept ventilateurs RGB de 120 mm et un contrôleur préinstallé, à 199,90 €. Nous avions adoré la première mouture, testée dans Uber Hardware #4 et repartie avec un coup de cœur. Trois ans plus tard, est-ce que la recette tient toujours la route, sachant qu’elle a été copiée à peu près par tout le monde entre-temps ?
Ce qui change vraiment

Posons les choses tout de suite, parce que sur une photo de trois-quarts, le H6 2026 et le H6 Flow de 2023 se ressemblent beaucoup : même architecture à double chambre, même coin avant biseauté recevant des ventilateurs orientés vers les composants chauds, mêmes dimensions ou presque. NZXT n’a pas cherché à réinventer sa formule, il l’a affûtée. La différence la plus visible, celle qui saute aux yeux dès qu’on approche le nez, c’est le verre. L’ancien H6 utilisait deux panneaux de verre trempé assemblés à angle droit, avec une jonction verticale bien visible en plein milieu du spectacle. Le nouveau adopte une pièce unique, cintrée à 90° avec un rayon de courbure particulièrement serré, qui épouse l’angle avant-gauche sans la moindre coupure. Le résultat est franchement bluffant : la vue sur les composants devient continue, sans cette ligne qui venait couper la carte graphique en deux. Et NZXT a poussé le détail jusqu’à supprimer le contour peint qu’on voit habituellement sur la tranche des vitres : le verre vient s’encastrer directement dans la structure métallique. Deuxième évolution majeure, la compatibilité avec les cartes mères à connecteurs arrière (BTF chez Asus, Project Zero chez MSI, Project Stealth chez Gigabyte), absente de l’ancienne génération, et qui devient franchement difficile à zapper en 2026. Troisième point, la standardisation intégrale de la ventilation en 120 mm : dix emplacements, tous au même format, là où l’ancien mélangeait 120 et 140 mm selon les zones. Ajoutez à cela un support anti-affaissement de carte graphique intégré d’origine et vous avez le tableau. Ce n’est pas une révolution, mais c’est une liste de corrections qui tombe pile sur les reproches qu’on faisait au modèle précédent.
Du mesh embossé et pas un gramme de plastique en trop


Attaquons le tour du propriétaire par la façade, qui associe donc le verre trempé sur sa moitié gauche et une large plaque d’acier meshé à droite, percée de trous de 2 mm et emboutie de lignes parallèles qui lui donnent un relief très réussi. Le panneau latéral droit reprend exactement le même traitement, avec un imposant logo NZXT directement intégré dans le mesh, tout comme le capot supérieur. Toutes ces surfaces sont d’un seul tenant, sans jonction ni pièce rapportée, et c’est ce qui donne au boîtier cette allure haut de gamme qu’on ne trouvait pas sur l’ancien modèle. On note quelques touches de gris métallisé, notamment une petite pièce en plastique clair frappée du logo en bas de la façade et une platine en acier qui court sous l’avant et fait aussi office de pied. C’est dans cette platine que NZXT a logé le bouton d’alimentation et la connectique : deux USB-A 3.2 Gen1, un USB-C 3.2 Gen2x2 et un jack combo. Rien à redire sur le contenu, qui correspond au standard 2026, en revanche le placement tout en bas de la face avant nous laisse plus dubitatifs. C’est cohérent avec un boîtier pensé pour trôner sur un bureau à côté de l’écran, moins si vous le posez au sol : préparez-vous à vous baisser pour brancher votre clé USB. Sous le boîtier, deux gros pieds courent sur toute la largeur, généreusement garnis de caoutchouc, et surélèvent suffisamment le châssis pour alimenter le module de ventilateurs installé dans le plancher. Ils cachent aussi le seul véritable filtre à poussière du boîtier, en nylon, extractible par la gauche. Un seul, oui. C’est mieux que sur l’ancien H6 qui n’en avait aucun et où on râlait déjà, mais les deux autres entrées d’air (la façade et le flanc droit) ne comptent que sur leurs perforations de 2 mm pour arrêter les moutons. Elles n’arrêteront pas grand-chose. Prévoyez la bombe à air comprimé.
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