Microsoft a lancé en grande pompe le concept de PC Copilot+ en mai 2024 et de multiples machines portant ce label sont sorties à partir de l’été dernier. Des laptops, exclusivement. Le géant de Redmond nous affirme que ce sont les ordinateurs de demain et qu’ils vont révolutionner nos vies à grand renfort d’IA et une autonomie suffisante pour tenir toute la journée éloigné d’une prise, propos largement repris par Qualcomm et les fabricants de laptops. « Jusqu’à 20x plus puissants et 100x plus efficients pour les charges IA » ou encore « La renaissance du PC » ne sont que quelques exemples des prouesses des services marketing, mais en vrai, qu’est-ce qui rend un PC Copilot+ unique par rapport aux autres bécanes ? C’est ce qu’on va voir, en utilisant principalement pour nos essais le Dell Inspiron 14 Plus (7441, Snapdragon X Plus X1P-64-100) testé dans ce numéro, mais aussi les Asus Vivobook S 15 (S5507, Snapdragon X Plus X1P-42-100) et Zenbook S 16 (UM5606, Ryzen AI 9 HX 370) sous la dernière version stable de Windows 11, la 24H2 build 26100.2605 du 10 décembre 2024.
Copilot et Copilot+ n’ont rien à voir

Avant toute chose, il ne faut pas confondre Copilot et Copilot+. Le premier, comme vous le savez sans doute, c’est le nom du chatbot l’IA générative de Microsoft lancé initialement sous le nom de Bing Chat en février 2023 et renommé plus tard en Copilot. C’est l’assistant auquel vous pouvez accéder depuis le navigateur Microsoft Edge, la version standalone (application dédiée) n’étant pas accessible en Europe ; quoi que, Windows 11 24H2 est supposé apporter nativement Copilot sous la forme d’une application dédiée, mais selon nos expériences, certains PC la proposent, d’autres non. Pourquoi !? Copilot Pro est une version améliorée de Copilot, payante (22 €/mois par personne, quand même) qui donne un accès prioritaire aux derniers modèles et intègre le chatbot aux applications Office 365 pour vous aider à rédiger un mail dans Outlook, analyser et résumer des données dans Excel ou simplifier la création de présentations Powerpoint. En revanche Copilot+ n’est pas lié au chatbox, c’est un programme matériel !

Il s’agit d’une certification pour des PC répondant à certains critères que nous allons développer ci-après et qui donnent accès à certaines fonctions inédites de Windows, à partir de la version 24H2 sortie en octobre dernier. La majorité des PC portables sortis depuis janvier 2024 ont une touche Copilot placée à droite de la touche AltGr en bas de leur clavier. Si tous les PC Copilot+ intègrent cette touche, sa présence n’est pas synonyme de certifié Copilot+ ! Microsoft a imaginé cette touche pour tenter d’imposer au plus grand nombre l’usage de son chatbot, cette dernière remplaçant le raccourci clavier Win+C de Windows 11 pour lancer l’application Copilot. Windows 11 permet finalement d’attribuer d’autres rôles (limités) à cette dernière comme le lancement d’Office 365 ou effectuer une recherche. En réalité, la touche Copilot effectue un raccourci clavier complexe : MajGauche+Win+F23 !
La présence de la touche Copilot sur le clavier d’un laptop n’est pas gage d’une certification Copilot+
40 TOPS minimum


Comme on vient de le dire, un PC doit répondre à certains critères matériels pour être labélisé Copilot+ et pouvoir exécuter les outils spécifiques de Windows 11 qui y sont associés. Outre les exigences propres à l’exécution de Windows 11 comme la présence de TPM 2.0, la principale innovation imposée par Copilot+ est la présence d’un coprocesseur dédié aux calculs neuronaux, un NPU (Neural Processing Unit). Accompagnant l’explosion de l’intelligence artificielle, qu’on mange à toutes les sauces, ils ont envahi nos smartphones ces dernières années. Et ils débarquent depuis un peu plus d’un an dans nos PC. Copilot+ va plus loin en exigeant un NPU d’une certaine puissance, en l’occurrence un minimum de 40 TOPS. TOPS, qui est l’acronyme anglais de Trillon Operation per Second, veut dire… beaucoup ! Un trillion, soit 10 puissance 18, c’est un milliard de milliards ! S’il est encore trop tôt pour vraiment mesurer ce dont sont vraiment capables de tels processeurs, il faut en tout cas les considérer pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire des transistors en plus capables d’apporter plus de performances à nos PC et soulager le CPU principal dans les usages spécifiques pour lesquels ils sont conçus.

À l’image de l’accélération vidéo des GPU qui a libéré le processeur central de nos PC et qui a, par exemple, permis de streamer tout en jouant à des jeux vidéo et ce même sur des machines relativement modestes. Ajoutons que les GPU sont des processeurs déjà performants pour l’IA, ce sont même pour eux que sont optimisés la majorité des logiciels exploitant l’IA en local actuels tels que les outils d’amélioration photo et vidéo de Topaz. Mais afin de laisser le GPU libre de faire autre chose, comme faire de la 3D pour un jeu vidéo ou un rendu d’image de synthèse, on mise sur l’inclusion d’un NPU pour effectuer en parallèle des calculs de type IA. Outre le NPU de 40+ TOPS, on n’avait jamais écrit autant cet acronyme en si peu de pages, un PC peut être certifié Copilot+ s’il embarque au moins 16 Go de mémoire vive et une capacité de stockage de minimum 256 Go et de type SSD.
Les CPU qui intègrent un NPU

Les premiers processeurs PC ayant embarqué un NPU sont les Ryzen 7040 mobiles (Zen 4) sortis début 2023, leur NPU délivrant alors 10 TOPS. AMD a été rejoint fin 2023 par les puces Meteor Lake d’Intel, c’est-à-dire les premiers Core Ultra et leur NPU délivrant 11 TOPS, mais ils ont alors remis une couche avec leurs puces mobiles Hawk Point, les Ryzen 8040 (Zen 4 refresh) et leur NPU délivrant 16 TOPS. En 2024 les choses ont nettement accéléré puisque Qualcomm est entrée dans la partie avec son Snapdragon X Elite avec un NPU intégré de 45 TOPS, sachant que les X Plus et X plus abordables sortis depuis conservent un NPU aussi puissant. C’est en partenariat avec Qualcomm que Microsoft a initialement lancé les PC Copilot+. Une certification ouverte depuis l’automne 2024 aux nouveaux PC AMD et Intel sachant que les rouges ont sorti depuis les Ryzen AI 300 (Zen 5) avec un NPU offrant jusqu’à 55 TOPS de puissance (Ryzen AI 9 HX 375, un peu moins pour les autres) et les bleus les Core Ultra Series 2 200V et leur NPU grimpant jusqu’à 48 TOPS (Core Ultra 9, là aussi un peu moins pour les autres références). C’est bien beau tout ça, mais qu’en est-il de nos PC assemblés ? Et bien pas grand-chose pour le moment. Chez AMD, seules certaines des APU Ryzen 8000G ont un NPU, d’une puissance de 16 TOPS comme sur les versions mobiles équivalentes. Les Ryzen 9000 en Zen 5 sortis en août (test dans UH #0) n’ont pas de NPU. Quant aux Core Ultra 200S d’Intel, testés dans notre numéro 2, ils ont bien un NPU mais celui-ci ne délivre que 13 TOPS. Pourquoi une telle différence ? D’après l’inventeur du processeur, interrogé à ce sujet, ça s’explique principalement car les applications IA sont principalement optimisées pour les GPU actuellement et que, dans les PC de bureau, il y a fréquemment des GPU puissants et que pour ces derniers la consommation énergétique n’est qu’un aspect secondaire. Contrairement aux laptops qui doivent favoriser l’autonomie et la mobilité, ce qui se traduit fréquemment par l’absence de GPU dédié et un modeste circuit graphique intégré au CPU. La présence d’un NPU puissant aurait donc plus de sens sur un PC portable. Voilà qui n’aidera pas les développeurs à tout miser sur le GPU ou sur le NPU… à moins qu’ils parviennent à tirer profit efficacement de toutes les ressources ? C’est bien beau tout ça… mais ça sert à quoi ? Que fait-on sur un PC Copilot+ qui n’est pas accessible sur nos PC habituels ?
Il y a TOPS et TOPS
Au fait, quand on parle de TOPS, c’est-à-dire l’unité de puissance évoquant la puissance IA d’un ordinateur même si c’est parfaitement vague pour tout un chacun, les constructeurs de processeurs n’hésitent pas à gonfler les chiffres en évoquant la puissance globale de leurs puces sur des exercices 100 % IA. Par exemple, dans le cas du plus puissant Lunar Lake, le Core Ultra 9 288V, Intel annonce jusqu’à 120 TOPS. Cette valeur correspond au cumul des 67 TOPS dont est capable la partie GPU (IGP), les 48 TOPS du NPU et les 5 TOPS du CPU. Mais forcément, dès que votre processeur central ou que votre carte graphique seront sollicités par autre chose, ils ne seront pas en mesure de délivrer autant pour les calculs IA, contrairement au NPU qui lui reste dédié à cet usage.
Windows Studio Effects

Parmi les gadgets accélérés par l’IA les plus fréquemment cités dans les médias se trouvent les effets pour la visioconférence. Ce n’est pas nouveau, on en bénéficie sur nos appareils mobiles et sur nos PC depuis des années, que ce soit au moyen des pilotes de webcam ou à même certaines applications de visio telles que Zoom, permettant par exemple de flouter votre arrière-plan histoire que vos collègues de bureau ne profitent pas du bazar ambiant chez vous les jours de télétravail. Ces fonctionnalités sont désormais intégrées nativement dans Windows, ce qui signifie qu’elles sont accessibles avec n’importe quelle webcam et dans n’importe quelle application, à condition bien sur de posséder un PC Copilot+. Ça s’appelle Windows Studio Effects, en français Effets Windows Studio et on accède aux réglages dans Paramètres > Bluetooth et appareils > Caméras en entrant enfin dans les réglages de la caméra de votre choix (ça se personnalise webcam par webcam, si jamais vous en avez plusieurs). On peut activer le cadrage automatique, qui fonctionne vraiment bien à l’image de celui de Zoom ou WhatsApp sur smartphone par exemple. Ainsi qu’une optimisation de la luminosité, qui ne change rien en pleine journée mais qui améliore un peu les choses dans la pénombre. La fonction contact visuel est très sympa, du moins pour vos interlocuteurs qui ont l’impression que vous les regardez dans les yeux (comme si vous fixiez l’objectif) même si vous êtes en réalité en train de lire un peu plus bas votre écran. Ça fonctionne vraiment bien ! Si vous observez la capture d’écran, j’étais en train de regarder en bas à droite l’heure sur la barre des tâches et on a vraiment l’impression que mon regard est porté sur la caméra, ce qui est plus agréable. On a aussi le floutage de l’arrière-plan, plus ou moins prononcé, qui fonctionne bien même s’il peut y avoir quelques artefacts quand vous bougez. Et des filtres créatifs, transformant par exemple votre image en aquarelle. Mais il n’y a que trois choix (Illustré, Animé et Aquarelle), sans aucune option, ça fonctionne mais l’effet n’est pas très prononcé. Il est amusant de constater dans le gestionnaire des tâches que le NPU est sollicité. Dès qu’on active la caméra, d’ailleurs, car il passe de 0 à 3 % de charge même sans activer le moindre effet Windows Studio ! Il semble que Windows 11 confie désormais au NPU les calculs des paramètres de base comme l’ajustement de la luminosité (ceux accessibles sur n’importe quel PC Windows 11). Et dès qu’on coche les cases d’effets Windows Studio, l’usage monte, pour atteindre entre 25 et 30 % si on les choisit tous. Pendant ce temps, le CPU passe lui de 3 à 7 %. Il serait intéressant de savoir combien ça demanderait au processeur si ces effets étaient activables sans NPU, et notamment la différence d’impact que ça aurait sur la consommation (et donc l’autonomie), mais Microsoft ne le permet pas.
Paint Cocreator

Paint, vous vous rappelez ? C’est l’outil de dessin ultra basique intégré depuis toujours dans Windows et qui n’était utilisé que pour coller des captures d’écran, un usage qui tend à disparaître au profit de l’outil Capture d’écran natif de Windows. Et par des enfants de 5 ans. Et bien Microsoft l’a modernisé, si si ! Paint intègre désormais deux fonctionnalités IA ! La première est baptisée Créateur d’image et est accessible à tous. C’est un générateur d’image par pompt (saisie de texte) comme Dall-E, mais en moins bien. Bon OK, c’est un peu dur car parfois ça marche, d’autant qu’il est justement alimenté par Dall-E. mais les paramètres sont très limités. Outre le pompt, on peut choisir un style d’image parmi huit proposés… et c’est tout. Par exemple si on tape « voiture de sport sur une route de montagne » le résultat est assez convaincant. Pour l’usage gratuit, on est limité à 50 crédits au départ, 1 dépensé par image générée, et on n’en regagne que 15 chaque mois. Pour aller plus loin, il faudra avoir un abonnement à Microsoft 365 (60 crédits par mois) ou à Copilot Pro (usage illimité). Mais n’insistons pas su ce sujet, qui n’a finalement rien de spécifique aux PC Copilot+, contrairement à la seconde fonction IA de Paint : Cocréateur. Cette fois le logiciel va un peu plus loin en mariant le prompt et un croquis que vous réalisez à côté avec votre souris, un peu comme Nvidia Canvas. Mais contrairement à Canvas, ça fonctionne mal. À tel point qu’on ne s’est même pas embêtés à mesurer l’impact sur le NPU (malgré ce que notre capture suggère), vous ne vous en servirez plus une fois passé le premier quart d’heure de découverte. On remarque toutefois que les crédits IA ne sont pas impactés par l’utilisation de Cocréateur.
Sous-titres traduits en direct


Il est une autre fonctionnalité moderne de Windows 11 qui est améliorée sur un PC Copilot+, c’est Live Captions, à savoir les sous-titres en direct apparus dans la version 22H2 et accessibles par le raccourci Win+Ctrl+L ou en allant dans Paramètres > Accessibilité > sous-titres. Pour rappel, cette fonction permet d’afficher, en surimpression ou en haut ou en bas de l’écran, une retranscription écrite de tout contenu audio ou vidéo qui passe sur votre PC (micro compris, si vous l’autorisez). C’est vraiment bien sur le papier, mais en pratique ça fonctionne quand même moins bien que la fonction sous-titres de YouTube par exemple. Avec un PC Copilot+, Microsoft a ajouté la traduction automatique en temps réel ! En voilà une idée qu’elle est bonne, dirait Coluche ! Hélas nous n’avons pas pu la tester car, pour l’instant, elle n’est proposée qu’en anglais. Comprenez par là que sur les 44 langues prises en charge, la traduction n’est proposée que vers l’anglais et pas vers le français. D’ailleurs, sur nos PC Copilot+ de test et avec un Windows configuré en Français, elle n’est même pas proposée. Snif.
Automatic Super Resolution

À l’instar de la traduction en temps réel, Automatic Super Resolution est une nouveauté prometteuse de l’OS le plus populaire. Auto SR pour les intimes est une nouvelle solution de mise à l’échelle alimentée par l’IA pour les jeux vidéo. C’est en quelque sorte l’équivalent, directement intégré au système d’exploitation, de Nvidia DLSS, AMD FSR et Intel XeSS. Cool n’est-ce pas ? Ben pas pour le moment, car ça ne profite qu’au contrôleur graphique Adreno des processeurs Qualcomm. C’est ce qui est écrit sur le site de Microsoft et, en effet, alors que nous pouvons l’activer sur les deux PC en Snapdragon X Plus que nous avons à la rédac (le Dell et l’Asus), l’option n’est pas là sur celui en Ryzen AI 9 HX370 de l’Asus Zenbook S 16. Pour activer AutoSR il faut aller dans Paramètres > Écran > Graphiques. Est-ce que ça fonctionne ? Parfois, oui. Mais n’oubliez pas que sur Snapdragon plein de jeux ne se lancent pas. Et même s’ils se lancent, tous ne fonctionnent pas avec AutoSR. Il faut s’aider du site Windows on ARM Ready Software pour en savoir plus, même si cette liste n’est pas exempte de bugs. On a pu constater un gain de quasiment 30 % de FPS dans The Witcher 3 par exemple, ce qui permet de les faire tourner fluide avec un niveau de détail moyen ! Précisons qu’AutoSR ne fonctionne qu’avec une résolution native du jeu de 800 +/- 100 lignes. Autrement dit, réglez vos jeux en 1280×720 ou 1152×768 pour que ce soit pris en charge (un logo AutoSR apparaît en overlay au lancement du jeu si c’est le cas, comme pour le HDR automatique). Le jeu et donc l’IGP n’ont qu’à calculer dans cette faible définition et AutoSR le met à l’échelle (upscaling) dans une définition supérieure (qui n’est pas forcément aussi élevée que celle de votre écran) pour plus de finesse. Comparé à DLSS c’est encore bien balbutiant, mais Rome ne s’est pas faite en un jour, n’est-ce pas ?
Windows Recall, un jour peut-être

La dernière exclusivité des PC Copilot+, du point de vue de Windows 11, est la prise en charge de la nouvelle fonction Recall (Retrouver en français). En l’activant, notons qu’il faut au passage un minimum de 50 Go d’espace libre et un CPU avec 8 processeurs logiques (8 threads) et que le chiffrement Bitlocker soit actif, Windows 11 se souvient de tout ce que vous faites sur vos PC. Les sites sur lesquels vous vous rendez, les photos que vous regardez, les conversations que vous entretenez, peu importe qu’elles soient sur des logiciels Microsoft ou non, Windows prend à intervalle régulier des captures d’écrans et mémorise tout. C’est une véritable mémoire photographique qui, moulinée ensuite par l’IA (c’est là que le NPU intervient), vous permettra de retrouver facilement des choses oubliées. Par exemple ce super clavier de marque inconnue vu sur un site partagé sur Discord par un pote il y a 3 mois. Génial ! En tout cas sur le papier. Mais quid de la sécurité ? Si Microsoft impose le chiffrement du SSD, ça n’est pas pour rien. Et un NPU performant non plus, car tant pour ne pas exporter vos données personnelles que pour ne pas saturer ses serveurs, le géant à tout intérêt que ça se passe en local, sur votre ordinateur. Mais c’est une nouveauté qui a fait couler beaucoup d’encre depuis son annonce, notamment car certaines personnes se sont inquiétées de la sécurité des données personnelles utilisées par Recall. Outre les éventuels abus du géant lui-même, il a surtout été soulevé le cas où un malware parviendrait à exploiter les données générées par Recall. Que se passerait-il si Recall enregistrait votre numéro de carte bancaire ou vos mots de passe et qu’un tel outil malveillant venait à les trouver ? Une telle inquiétude que Microsoft a finalement retiré la fonction Recall de son OS pour le moment alors que c’était une nouveauté attendue de 24H2. Le déploiement est finalement reporté à plus tard, sans date précise. Verdict ? On n’a pas pu tester Recall pour vous, pas plus que son impact sur les performances du PC et sur le NPU en particulier ; une version preview est accessible via Windows Insiders sur le canal de développement avec les build 26120.xxx, mais pas la finale. Damn.
Faut-il oublier les PC Copilot+ ?

Vous l’aurez compris, les usages spécifiques d’un PC Copilot+ sont peu nombreux, pas tous utiles et même pour certains inutilisables pour le moment. De plus, à part peut-être Windows Recall, toutes les autres fonctions existent déjà sur nos PC d’une façon ou d’une autre, même si elles n’exploitent pas forcément un NPU pour soulager le CPU. Et parfois ça marche même mieux que ce que propose Windows 11, par exemple la traduction automatique des sous-titres sur YouTube ou la mise à l’échelle DLSS de Nvidia. Bref, Copilot+, on oublie. Et on a même omis de vous dire que pour la plupart de ces fonctions, bien que ce soit de l’IA exécuté localement, il faut (outre une connexion à Internet) un compte Microsoft. On sait que certains n’aiment pas ça. Pour autant, même Copilot+ n’est pas un label à rechercher au moment d’acheter votre nouveau PC portable, il n’y a pas non plus de raison d’éviter ces PC s’ils correspondent à vos attentes. Méfiez-vous juste de la compatibilité logicielle des PC Copilot+ à base de CPU ARM (ceux avec un Snapdragon X de Qualcomm), qui fonctionnent très bien pour les usages Internet et bureautiques toutefois.
Dans les coulisses de la rédac

Tout ça pour ça !? Voilà des mois, depuis les débuts d’Uber Hardware en fait, qu’on souhaitait vous proposer un article dédié à ce sujet. Dans l’essai de l’Asus Vivobook S15 OLED (S5507), PC Copilot+ basé sur un Snapdragon X Elite publié dans UH #0, on vous l’annonçait pour notre 1er numéro. Puis, dans le test de l’Asus Zenbook S 16 du numéro 1, on vous précisait que cet article serait décalé au numéro 2. Finalement, faute de temps, ce n’est que dans ce 3e opus qu’on s’exécute enfin. Et en toute franchise, notre motivation a baissé au fur et à mesure qu’on creusait le sujet et qu’on multipliait les tests pour s’apercevoir du manque d’intérêt des PC Copilot+ ! On a finalement choisi de maintenir cet article, que vous l’attendiez ou non, car outre les informations qu’on y apprend, dénoncer les abus du marketing est aussi notre mission. Et d’ailleurs, si on ne voit pas le moindre intérêt aux outils IA de Windows spécifiques aux PC Copilot+, on peut quand même remercier Microsoft qui, de cette façon, accélère le déploiement des NPU dans nos PC et il n’est pas difficile d’imaginer que, quand il y en aura dans chaque machine et que ceux-ci seront performants, les développeurs s’en serviront. La rédaction de cet article nous a d’ailleurs donné l’envie d’en préparer un autre à l’avenir : que faire du NPU de son PC et comment en optimiser l’usage !


