Test

17/02/2025

Numéro 4

SSD externe

Lexar SL500 avec kit magnétique

Un SSD magnétique pour PC et smartphones

Alors que les SSD USB4 pointent le bout de leur nez, Lexar a sorti il y a quelques mois plusieurs SSD externes USB 3.2 Gen2x2 capables d’atteindre 2 Go/s. Parmi ceux-ci, le SL500, un SSD super fin qui existe dans une variante avec une coque silicone magnétique.

Par : Thomas Olivaux
Prix constaté :
1 To : 120 € - 2 To : 200 € - 4 To 400 €
Prix au gigaoctet :
1 To : 12c/Go - 2 To : 10 c/Go - 4 To : 10 c/Go

Fiche technique

Capacité : 1 To/2 To/4 To

Format : externe USB

Interface : USB 3.2 Gen2x2 (20 Gb/s)

Dimensions : 85 x 54 x 7,8 mm

Poids : 43 g (SSD seul), 93 g (SSD + coque silicone magnétique)

Contrôleur : Silicon Motion SM2320

NAND : TLC 3D 128 couches (YMTC)

Débit séquentiel en lecture : 2000 Mo/s

Débit séquentiel en écriture : 1800 Mo/s

Endurance : non communiqué

Garantie : 3 ans

Divers : chiffrement matériel (AES 256 bits)

Réservé aux abonnés

On est de plus en plus nombreux à vouloir s’équiper d’un SSD externe rapide, surtout quand on travaille régulièrement avec un PC portable ou même qu’on filme en UHD depuis son smartphone. Ou encore qu’on souhaite régulièrement sauvegarder le fruit de son travail sur son PC sans y passer une éternité. Si les SSD USB4 sont ceux auxquels on pense en premier en ce début d’année 2025, ils sont encore très peu présents sur le marché et chers. Le Corsair EX400U fraîchement annoncé, par exemple, est à 250 € en 2 To. Et les boîtiers seuls dans lesquels on peut glisser un SSD NVMe ne sont pas donnés non plus, entre 75 et 100 €. Pour copier à 2 Go/s tout en dépensant un peu moins d’argent, les SSD USB 3.2 Gen2x2 sont une alternative intéressante et ça tombe bien, Lexar en a lancé plusieurs courants 2024. On essaie aujourd’hui le SL500, un SSD dont le nom rappelle les cabriolets V8 raffiné d’un célèbre constructeur allemand, qui est un modèle assez compact décliné en trois capacités de 1 To, 2 To et 4 To. Et aussi dans une variante originale avec un « kit magnétique » pour 10 à 20 € de plus. Notre essai est réalisé avec le 2 To et le kit magnétique.

Direct to Nand

Le SL500 est un SSD compact assemblé dans un beau boîtier en aluminium noir qui fait un peu moins de 8 mm d’épaisseur et ne pèse que 43 g. Il n’est pas fait pour être démonté, il n’y a d’ailleurs aucune vis, mais en tordant légèrement l’insert en plastique gris du côté de la connectique, on parvient à le sortir. Le PCB qu’il renferme comprend un contrôleur Silicon Motion SM2320 et des puces de mémoire Longsys, ou plus précisément des puces de TLC 3D 128 couches d’origine YMTC dans un package Longsys (la maison mère de Lexar). On s’aperçoit que le PCB est encore bien plus compact que le boîtier et le SSD aurait pu être encore plus petit, d’autant que le boîtier en métal ne participe pas au refroidissement. Lexar a sans doute préféré opter pour un format qu’on tient bien en main. Le site Web de Lexar est très avare en ce qui concerne les caractéristiques techniques de son SSD. Il se contente d’évoquer jusqu’à 2000 Mo/s en lecture et 1800 Mo/s en écriture, quelque soit la capacité, sans évoquer la moindre performance en aléatoire ni même parler d’endurance. Certes, il ne s’agit pas là d’un SSD interne, mais ce sont toujours des données intéressantes à connaître. Ce SSD a pour particularité d’avoir un accès direct aux puces de mémoire flash, il n’y a pas de conversion USB vers PCIe (NVMe).

Une coque plus lourde que le SSD !

Dans cette version spéciale avec kit magnétique, on trouve dans la boîte une housse en silicone avec un dos magnétique, un cercle autocollant magnétique, un cordon plat USB-C des deux côtés qui mesure 15 cm de long et une dragonne. La housse a donc deux usages, premièrement protéger le SSD des chocs et deuxièmement de le maintenir en place sur un appareil mobile. Sur notre photo, le SSD tient tout seul car notre Samsung Galaxy S25 Ultra est dans une coque Quad Lock avec MagSafe, il y a donc un aimant intégré. Il en va de même pour notre bureau en métal CrossDesk (acier peint). Sinon, il suffit de coller le petit cerclage fourni où bon vous semble pour que le SSD vienne se fixer et s’autocentrer. Ce qui est dommage, c’est qu’avec cette housse le SSD est non seulement plus épais, quasiment 14 mm, mais aussi beaucoup plus lourd. On passe de 43 à 93 g !

Rapide sans être le meilleur

Le SL500 atteint bel et bien les chiffres annoncés dans les benchmarks synthétiques tel que CrystalDiskMark. En copiant un gros fichier sous Windows, une archive 7zip de 50 Go environ, on obtient environ 1530 Mo/s en lecture et 1430 Mo/s en écriture, ce qui est moins impressionnant mais toutefois normal si on compare aux autres SSD de sa catégorie.  On remarque qu’il obtient toujours des résultats dans la moyenne alors que, par exemple, le bon vieux Seagate FireCuda (l’un des tout premiers SSD USB 3.2 Gen2x2 sorti en 2019) est tantôt premier tantôt dernier selon les tests réalisés. Si vous êtes du genre à écrire d’énormes quantités de données, sachez que le cache SLC de ce SSD est d’environ 50 Go. Durant notre copie de fichier avec notre archive de cette taille, les débits ne se sont pas effondrés. En revanche, dès qu’on dépasse cette capacité en écriture soutenue, on tombe de 1430 à 1250 Mo/s. C’est correct, le Crucial X10 Pro ne fait pas mieux. Mais le WD_Black P50 par exemple reste autour des 1400 Mo/s même après avoir épuisé son cache SLC ! Quant à l’endurance, Lexar ne communiquant pas sur ce sujet, il est difficile de se prononcer. Les puces sont des TLC et non des QLC, c’est encourageant, mais YMTC ne sonne pas aussi bien que Micro (l’ancien propriétaire de Lexar). Précisons que pour atteindre les performances dont est capable ce SSD, il faut impérativement avoir un ordinateur muni d’un port USB 3.2 Gen2x2, ce qui est très courant sur desktop mais assez rare sur laptop. Dans le cas des PC avec du Thunderbolt 3/4 ou de l’USB4, qui sont de plus en plus nombreux, seuls les plus récents pourront bénéficier de ces débits. Certes l’USB4 gère les modes 20 Gb/s et 40 Gb/s, mais il s’agit d’un 20 Gb/s différent qui repose sur un seul lien tandis que l’USB 3.2 Gen2x2 exploite en fait deux liens 10 Gb/s simultanément. Intel a récemment ajouté le support de l’USB 3.2 Gen2x2 sur ses derniers CPU Core Ultra, mais encore faut-il aussi que les cartes mères exploitent un retimer compatible dans le cas du Thunderbolt. Exemple : sur nos PC LGA1700 avec une Asus Maximus Z690 Extreme et un Core i9-14900K ainsi que sur le PC AM5 avec une Asus Strix X890E-E Gaming Wifi et un Ryzen 7 9800X3D, les débits sont limités à 1,05 Go/s (10 Gb/s). Mais sur notre PC LGA1851 avec une Asus Maximus Z890 Hero et un Core Ultra 9 285K, on est bel et bien capable d’atteindre les débits dont est capable ce SSD. Ah l’USB, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Quant à l’usage sur un smartphone, Lexar vante notamment la compatibilité de son SL500 avec l’enregistrement Apple ProRes sur iPhone, nous l’avons testé sur le Samsung Galaxy S25 Ultra mais ce dernier ne dispose que d’un port USB 3.2 Gen1 (5 Gb/s) et pas ultra performant qui plus est car on ne copie sur ce SSD qu’aux alentours de 350 Mo/s la même archive 7zip de 50 Go et impossible d’exécuter notre benchmark synthétique habituel, Jazz Disk Bench, qui est pourtant l’un des seuls qu’on connaisse à être capable de tester un stockage externe sous Android (problème de droit en écriture).

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