Test

09/09/2025

Numéro 9

Écran

Philips Evnia 8000 49M2C8900L

Deux 27" OLED en un

Identique à deux écrans 27″ QHD côté à côte, mais sans bordure en plein milieu, le Philips 49M2C8900L de 49″ est un bijou pour les joueurs qui repose sur une dalle QD-OLED à 144 Hz. Que penser de ce format hors norme ?

Par : Thomas Olivaux
Prix constaté :
900 €

Fiche technique

Diagonale : 48,5"

Définition et ratio : 5120 x 1440 (UWQHD) 32:9

Type de dalle : QD-OLED

Taux de rafraîchissement : 144 Hz

Adaptative-Sync : Oui (compatible AMD FreeSync et Nvidia G-Sync)

Temps de réponse (G2G) : 0,03 ms

HDR : Oui

Luminosité mesurée (SDR) : 261 cd/m²

Taux de contraste : infini (OLED)

Entrées vidéo : 1* USB-C (DP alt mode, 144 Hz) + 1* DP 1.4 (144 Hz) + 2* HDMI 2.0 (60 Hz)

USB : 4* USB-A (2* USB 5 Gb/s + 2* USB 2.0)

Audio : 4* 7,5 W + sortie casque 3,5 mm

Réglage du pied : hauteur (120 mm), inclinaison (-5°/+15°), rotation (-20°/+20°)

VESA : Oui (100 x 100 mm)

Dimensions (avec pied) : 119,5 x 42,4-54,4 x 35,9 cm

Dimensions (sans pied) : 119,5 x 36,9 x 18,1 cm

Poids (sans pied) : 10,82 kg

Garantie : 3 ans

Certifications : DisplayHDR True Black 400, ClearMR 8000

Divers : Ambiglow, télécommande sans fil

Réservé aux abonnés

En fidèle lecteur d’Uber Hardware, vous aurez constaté qu’il nous arrive de tester des produits qui sont déjà sortis depuis quelques mois, quand nous étions passés à côté et qu’ils le méritent. Et qu’ils sont encore en vente sans prévision de remplacement imminent. Cette fois on essaie l’impressionnant Philips Evnia 8000 49M2C8900L qui a été commercialisé au printemps 2024. Il est le petit frère de l’Evnia 8000 49M2C8900 (sans la lettre L à la fin) sorti à l’automne 2023, par sa fiche technique et son prix réduit. Contrairement à ce dernier, qui a été annoncé au tarif effrayant de 1899 €, le 49M2C8900L qui partage l’essentiel de ses caractéristiques a débarqué à 999 €. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et ces deux écrans sont désormais achetables à des prix beaucoup plus abordables, respectivement 900 € et 800 €. On remercie Philips d’avoir joué le jeu en acceptant de nous envoyer les deux versions afin qu’on puisse réellement les comparer. Même si ce test est centré sur le 49M2C8900L, le modèle offrant a priori le meilleur rapport Q/P, vous aurez également les informations essentielles à connaître au sujet de son jumeau.

Super laaaaarge !

On a testé les deux versions, 49M2C8900 et 49M2C8900L !

On manque de superlatif pour exprimer comme cet écran est large. Ça se constate dès réception à l’encombrement et au format atypique de son carton. Quand on l’ouvre, par en dessous et non par au-dessus, faîtes attention, on trouve un grand pied (en deux morceaux) accompagné de multiples câbles. Un USB-C, un DP, un HDMI, un USB 3.0 (type-A vers type-B) ainsi qu’un cordon d’alimentation. Il y a aussi, c’est moins courant, une télécommande avec ses deux piles. En soulevant la moitié de polystyrène de protection, on se retrouve face au dos de l’immense moniteur. Le pied rappelle fortement celui du Philips Evnia 8000 27M2N8500 testé en début d’année dans UH #4, en plus imposant. De façon très classique, la base à deux branches et le pied vertical s’emboîtent l’un dans l’autre et sont fixés à l’aide d’une vis à main. Ensuite, on vient insérer le pied dans un petit bloc de métal qui dépasse du dos de l’écran. Ce dernier étant particulièrement grand et lourd, il y a deux vis qui viennent sécuriser l’ensemble. Il est enfin temps de sortir l’écran de la partie inférieure du polystyrène, moment effrayant s’il en est vu la taille de la bête, pour enfin le poser sur le bureau. Et là, wow. Pour que vous vous rendiez compte, un 49″ 32:9, c’est exactement deux 27″ 16:9 en un seul écran. Des 27″ QHD en prime. Et incurvé svp. On remarque aussi le design assez sobre de cet écran, privilégiant le blanc et le gris argent. Ça change, comparé aux autres écrans gaming qui sont souvent plus tape à l’œil et majoritairement noirs.

QD-OLED de 2e génération

L’ergot qui dépasse en haut du pied sert de repose casque.

Le cœur de l’Evnia 8000 49M2C8900L est une dalle QD-OLED fabriquée par Samsung. Elle offre une définition de 5120 x 1440, ce qui correspond précisément à deux fois 2560 sur le plan horizontal. Son rayon d’incurvation est de 1,8 m (1800R), c’est assez courant et pas trop prononcé. En 2023, Samsung a sorti deux versions de cette dalle. Une 144 Hz et une 240 Hz. Et c’est précisément ce qui fait la différence entre les deux moniteurs proposés par Philips. Le premier, le 49M2C8900 embarque la dalle 240 Hz tandis que le 49M2C8900L (L pour Light, dans le sens d’allégé ?) repose sur la dalle 144 Hz. Et tant qu’on énumère les autres différences, on en trouve deux. Le 49M2C8900 est certifié VESA ClearMR 13000, là où le 49M2C8900L se contente du label ClearMR 8000. Et pour cause, le taux de rafraîchissement est une des composantes de la fluidité et de la réactivité, et donc de la note obtenue à ce test. On remarque enfin que le 49M2C8900 dispose de deux entrées HDMI 2.1, tandis que le 49M2C8900L se contente de HDMI 2.0. Qu’est-ce que ça change ? En HDMI, le 49M2C8900L est limité à 60 Hz, il n’atteint pas les 144 Hz. Alors que le 49M2C8900 peut grimper jusqu’à 240 Hz en HDMI. Les deux écrans disposent également d’une entrée vidéo DP 1.4 et d’une USB-C (avec DP alt mode) qui permettent toutes deux d’exploiter le taux de rafraîchissement maximum de chaque écran. Autrement dit, sur PC, on privilégiera le Display Port et l’USB-C pour le 49M2C8900L de notre essai.

Netteté en progrès avec les pixels en carré

Photo capturée d’une vidéo YouTube de Little Snowman Evaluation comparant l’ancien agencement des sous-pixels (à gauche) avec le nouveau (à droite).

Si l’OLED a beaucoup d’avantages, il souffre de deux critiques. La première concerne sa durée de vie face au phénomène de brûlure. C’est un souci qui n’en est plus un, selon nous, tant les solutions mises en place par les fabricants sont efficaces. D’ailleurs, les différents membres de la rédac et notre entourage utilisent des TV et des écrans OLED depuis des années et aucun n’a eu à déplorer le moindre burn in jusqu’à présent. Même sur une vieille LG 55″ qui a fêté ses 10 ans cette année. L’autre critique qui revient régulièrement concerne le manque de netteté de ces dalles. Ce dernier est provoqué par la façon dont sont arrangés les sous-pixels, c’est-à-dire chaque groupe de points lumineux qui constitue un pixel. C’était particulièrement vrai des dalles LG (W-OLED) et des premières générations de dalles Samsung (QD-OLED), c’est-à-dire les 34″. Chaque pixel chez LG est constitué de quatre sous-pixel, un rouge, un vert, un bleu et un blanc. Ils sont agencés en diamant. Et chez Samsung, dans la 1re génération 34″, il y a trois sous-pixels (un rouge, un vert et un bleu) agencés en triangle. Dans les deux cas, ça provoque de tout petits décalages de couleur qui provoquent ce léger manque de netteté. Si vous n’en avez jamais eu sous les yeux, c’est totalement invisible dans un jeu ou un film. À vrai dire ça apporte même un peu de douceur à l’image. En revanche ça se remarque sur les textes et en particulier les plus petits. Par exemple, les noms sous les icônes du bureau. On peut améliorer un peu les choses en jouant avec l’utilitaire Clear Type de Windows, mais ça ne vaudra jamais la netteté d’un écran LCD (peu importe qu’il soit TN, IPS ou VA). Avec les dalles 49″ de 2e génération, mais aussi sur les dalles 27″ de 3e et 4e génération, Samsung a réagencé ses sous-pixels dans une forme plus proche d’un carré (avec un gros sous pixel vert au-dessus d’un rouge de taille moyenne et d’un bleu plus petit) et ça améliore effectivement la netteté. Ça n’est toujours pas parfait, mais c’est visiblement mieux. Et ça vaut donc pour cet écran Philips.

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