27/11/2024

Numéro 2

Réparez vos périphériques

Trouvez les pièces de rechange et donnez-leur une seconde vie

Votre souris ne se charge plus ? Les mousses de votre casque se délitent ? Une touche de votre clavier est HS ? Prolongez la vie de vos périphériques et faites des économies en les réparant vous-même ! Et pas besoin d’être un expert en électronique.

Par : Thomas Olivaux

Sollicités des centaines d’heures, parfois de qualité discutable et d’autre fois abusés physiquement après que vous ayez subi 10 tirs en pleine tête par un cheater, les périphériques de nos chers PC s’usent, s’abîment et vont jusqu’à tomber en panne. Et quand ça se produit, on a trop souvent le réflexe d’en changer alors que la remise en état est possible ! Alors, à moins que vous ne souhaitiez profiter du drame pour changer de matériel, Uber Hardware aide à faire des économies tout en évitant de surconsommer inutilement. Cet article est là pour vous guider dans votre diagnostic, la recherche des pièces détachées, trouver des informations (tutoriels de démontage notamment) et des astuces de réparation.

Poser le bon diagnostic

Il n’y a pas besoin d’être un électronicien chevronné ni même un bricoleur émérite pour se lancer dans le diagnostic et la réparation de périphériques d’ordinateur. En revanche il faut être prêt à risquer de perdre un peu de temps et d’argent en tentant une réparation qui pourrait se révéler inefficace. Ce en raison d’un mauvais diagnostique justement, qui peut être raté pour cause d’inexpérience ou simplement sans certitude s’il y a plusieurs causes probables au problème rencontré. Par expérience, on vous suggère avant de vous lancer dans la moindre réparation de changer votre périphérique de port USB et, c’est même franchement mieux, de l’essayer sur un autre ordinateur. On ne compte plus le nombre de claviers aux comportements étranges (une touche qui répète plusieurs fois son caractère, une touche qui ne répond plus) qui se sont résolus d’eux-mêmes sur une autre machine. De même, dans le cas d’un périphérique qui ne démarre plus du tout, essayez de le débrancher quelques jours et retentez. De même, dans le cas d’un appareil sans fil, laissez-le branché sans vous en servir pendant de longues heures afin de voir s’il reprend vie, même un court instant ; il n’est pas si rare qu’avec une batterie HS, un appareil ne réagisse même plus. On a même droit à une souris Corsair qui n’était plus reconnue même branchée en USB alors qu’une fois sa batterie remplacée elle fonctionnait comme au premier jour (on en reparle en fin d’article).

Des défauts esthétiques et de confort…

Les mousses des micros-casques gamer se désagrègent en quelques années seulement.

Mais au fait, on parle de quels genres de réparations dans cet article ? Tout d’abord les réparations esthétiques, cosmétiques ou de confort. L’exemple qui vient immédiatement en tête c’est le micro-casque dont le revêtement des mousses part en lambeaux après trop de frottements sur votre barbe de trois jours et de contact avec votre sudation. Si ça se produit au bout de 6 mois ou 1 an on pourra conclure que le micro-casque en question n’utilisait pas des matériaux de bonne qualité et si ça arrive au bout de 3 ou 4 ans et des milliers d’heures de jeu c’est tout simplement normal et quoi qu’il en soit l’intervention à réaliser est la même : remplacer les coussinets des deux oreilles et parfois celui du cerceau. On en trouve aisément pour les micros-casques les plus populaires. Au registre des interventions cosmétiques, on pense aussi aux touches usées du clavier ou aux boutons tout lisses de la souris, ce qui se produit particulièrement sur les matériels qui utilisent du plastique ABS (c’est le plus courant). Si vous ne trouverez probablement pas de boutons de souris (on parle bien là des boutons extérieurs, pas des switchs qu’ils actionnent), vous aurez en revanche un grand choix de touches pour clavier, les fameuses key caps. De même, on trouve assez facilement des petits capuchons de joysticks pour remplacer ceux dont le revêtement s’est usé sur les manettes de jeu les plus populaires (les trois marques de consoles Microsoft, Sony et Nintendo). On trouve même des molettes ainsi que des patins de glisse pour souris. Et à chaque fois, on parle de pièces qui ne coûtent qu’une poignée d’euros. Pour ce qui est des touches de clavier, on a beau en trouver à priori facilement, c’est nettement plus compliqué en Azerty dès lors qu’on cherche un jeu complet ; et même face à un jeu de touches pour clavier français (Azerty) il faut s’assurer qu’il correspond bien à la norme ISO-FR (avec, notamment, une touche entrée sur deux lignes au lieu d’une seule). Pour une meilleure tenue dans le temps, favorisez les touches moulées en PBT plutôt que celles en ABS. Pour ce qui est de la compatibilité des key caps avec votre clavier, assurez-vous qu’elles correspondent à vos switchs. La plupart utilisent une tige en forme de croix (switchs Cherry MX, Gateron…), mais ce n’est pas universel pour autant.

… aux pannes électroniques et mécaniques

Viennent ensuite les réparations mécaniques et/ou électroniques. On pense par exemple aux switchs des boutons de souris qui ne fonctionnent plus et ceux des touches de souris qui ne répondent plus. Il y a aussi ceux des boutons et autres joysticks analogiques de manettes. On peut aussi ranger dans la catégorie mécanique les soucis de faux contact au niveau des prises USB ou d’alimentation. Enfin, on peut ranger dans une catégorie à part les pannes électroniques et là, pour les utilisateurs que nous sommes c’est plus compliqué, même avec beaucoup de passion. Toutefois, il y a quand même des choses qu’on peut réparer, par exemple en achetant un autre appareil identique en panne (pour une autre raison) et en cannibalisant ses pièces et notamment des cartes électroniques que vous n’auriez pas forcément la compétence de réparer vous-même ou pour lesquelles trouver des composants propriétaires s’avère impossible.

Vive la chine ?

Dans le monde global dans lequel on vit aujourd’hui, trouver des pièces n’a plus rien de compliqué. Des pièces compatibles du moins, car trouver pile les mêmes que celles qui équipent vos périphériques est généralement compliqué et souvent impossible. Le premier réflexe à avoir est de consulter le site Internet du constructeur de votre matériel en usé ou en panne pour vérifier s’il ne vend pas de pièces détachées lui-même. Par exemple, Razer et Corsair vendent des mousses pour certains de leurs casques. Hélas ce genre de service est rare et le plus souvent on trouve des accessoires comme un dongle USB que vous auriez perdu et non des pièces internes comme une batterie ou un interrupteur. Heureusement, on en trouve aisément en adaptable. Amazon est une piste, mais AliExpress est bien mieux achalandé. De quelle qualité sont les pièces compatibles comparées à celles d’origine ? Généralement elles sont moins bonnes, soyons honnêtes. Mais le plus souvent ça ne se remarque pas, surtout pour nos périphériques qui sont eux aussi fabriqués à bas coût dans les mêmes conditions. Dans le cas des batteries, on sait d’expérience qu’elles sont généralement de moindre capacité que celles d’origine, malgré des caractéristiques indiquant parfois le contraire. Mais autant ça a beaucoup d’importance pour un PC portable, autant ça compte moins dans le cas d’une souris qui tient des jours et des jours. Bien sûr, il n’est pas agréable de recharger son mulot toutes les 50 heures si la batterie d’origine tenait 70 heures, mais dans l’absolu ça n’empêche pas de s’en servir et c’est toujours mieux que de la jeter pour si peu. D’autant qu’une batterie adaptable de petit format pour une souris ou un casque ne coûte qu’entre 5 et 15 €, si ça permet de sauver un périphérique qui est vendu 75, 100 voire 150 € c’est un bon plan !

On trouve des petites batteries de ce genre dans n’importe quel périphérique sans fil.

Les autres pistes

On peut tenter de trouver des pièces d’origine en tapant la marque et la référence exacte de la pièce s’il y en a une écrite dessus, mais c’est généralement peine perdue. Sinon, et c’est souvent le plus efficace, saisissez le nom de la pièce qu’il vous faut suivi de l’appareil. Par exemple batterie Logitech G Pro X. Enfin, si vous ne trouvez pas, tâchez de trouver une pièce compatible en saisissant les caractéristiques de la pièce. En restant sur l’exemple précédent, batterie 1100 mAh 3,7 V ; vous n’aurez pas de mal à en trouver, mais il faudra vous assurer que les dimensions correspondent (ce n’est pas toujours indiqué clairement) et vous aurez probablement un peu de bricolage à faire, comme adapter la prise en récupérant celle de votre batterie d’origine pour rester sur ce même exemple. Vous pouvez également vous rendre sur des sites spécialisés dans les pièces détachées, comme le célèbre iFixit (ifixit.com). Vous seriez surpris de constater tout ce qu’on y trouve. Il y a aussi tout un tas de sites qui se concentrent sur les batteries, tel BatteryUpgrade (batteryupgrade.fr). Ne négligez pas le bon vieux eBay (ebay.fr) sur lequel on trouve aussi de nombreuses pièces, parfois introuvables sur les sites chinois tels AliExpress sans qu’on sache vraiment pourquoi. D’ailleurs eBay, comme LeBonCoin (leboncoin.fr) sont aussi de bonnes sources pour acheter des appareils entiers, en panne, afin d’en récupérer des pièces. C’est souvent la meilleure option quand on cherche quelque chose de trop spécifique comme une coque de casque ou le PCB (toute l’électronique) d’un kit d’enceintes ; il va de soi qu’il faut acheter un appareil en panne pour une autre raison pour ne pas risquer de se retrouver avec deux appareils souffrant du même problème. Soyez très attentif aux versions du hardware car s’il arrive que les matériels se ressemblent d’un modèle sur l’autre, il y a fréquemment des évolutions internes qui créent des incompatibilités.

Dans tout type de bricole, utiliser de bons outils change la vie.

Apprendre à démonter sans casser

S’il n’est pas si difficile de se lancer dans le démontage de nos matériels PC, il faut bien admettre que l’expérience aide. Et même avec beaucoup d’expérience, on ne peut deviner comment s’ouvrent tous les appareils, en particulier ceux dont les vis sont dissimulées. Quand c’est le cas, elles se cachent souvent sous un pied antidérapant ou un patin de glisse collé, derrière un logo clipsé, mais il y a toujours une astuce à comprendre. Heureusement, très rares sont les périphériques sertis en usine qu’il est impossible d’ouvrir sans casse. Et plutôt que d’y aller à tâtons, aidez-vous d’Internet. YouTube regorge de vidéos tuto sur le démontage de tel ou tel matériel. iFixit cité précédemment est aussi une mine d’or avec des tutoriels photo accompagnés d’instructions pour démonter et réparer des milliers d’appareils. On en profite pour rappeler que disposer du bon outillage est indispensable pour ce genre d’intervention, ce qui peut rendre finalement plus coûteuse que prévu une intervention si on n’est pas encore équipé. Il faut disposer à minima d’un jeu de tournevis de précision et que quelques spatules plastiques (ou des médiators de guitare !) pour déboîter les capots sans laisser de marque. iFixit est réputé pour ses boîtes d’outils complètes et au rapport qualité/prix raisonnable (entre 20 et 50 €). Citons aussi les très bons outils des marques Wiha et Wera, mais le budget grimpe vite avec ces dernières (plus de 100 € pour un jeu complet). Il peut être tentant d’acheter des tournevis de précision premier prix, on en trouve en chine a quelques euros, mais sachez qu’ils sont toujours une déception, s’usent et se cassent en quelques utilisations à peine, vous risquez de vous agacer avec plus qu’autre chose. Et ne vous contentez pas de tournevis plats et cruciformes, car de nombreux appareils utilisent d’autres empreintes, notamment du Torx (empreinte en étoile).

Quatre exemples

Comparez notre casque avec la photo du début de l’article, c’est le jour et la nuit pour 5,39 € et une minute de boulot !

Exemple 1 : les mousses de micro-casque

Pour illustrer quelque peu cet article, on a réparé nous-mêmes quelques périphériques de la rédaction qui étaient abîmés ou en panne depuis quelque temps. Pour commencer par quelque chose de très simple, on a décidé de donner un coup de jeune à notre casque Corsair Virtuoso XT dont les mousses étaient totalement délabrées. Corsair vend sur son site des mousses de remplacement mais nous avons choisi d’en acheter de moins chères et avec un look différent sur AliExpress. On a reçu un premier jeu de mousses en simili cuir noir qui ressemblent à celles d’origine, un peu plus épaisses pour mieux serrer le crâne, car ce casque est large, vendu seulement 5,49 €. Et un autre, visible sur nos photos et payé 5,39 €, qui donne un nouveau look au casque et utilise un tissu qui devrait s’user un peu moins vite… ou pas. Voilà qui change tout pour le prix d’un café dans une gare parisienne ! De l’importance de se documenter avant de démonter : on a tiré sur nos mousses d’origine pour les déclipser alors qu’il suffisait en fait de les faire pivoter de quelques degrés ! Par chance on a cassé le support plastique des mousses qui partent à la poubelle et pas le casque lui-même, mais c’est une preuve d’amateurisme de notre part d’autant qu’un simple regard sur les nouvelles mousses aurait dû nous permettre de comprendre. Moralité, ne jamais se précipiter !

Exemple 2 : la batterie de souris sans-fil

On reste chez Corsair avec la réparation suivante qui concerne une souris Dark Core RGB Pro. Après environ quatre ans d’usage quotidien, cette souris n’a subitement plus répondu. Plus rien ne se passe, pas une lumière ne s’allume, même branchée en USB au PC. Nous pensions initialement que l’électronique interne avait rendu l’âme quand soudain, rebranchée après un ou deux mois à l’abandon sur un coin du bureau, elle s’est rallumée pour quelques heures avant de tomber de nouveau dans un coma profond. Sans être vraiment sûr de nous, on s’est laissé tenté par l’idée de changer sa batterie. Là aussi c’est AliExpress qui nous a sauvé la mise avec une batterie adaptable pour ce modèle achetée 5,99 € avec un jeu d’outils suffisant pour réaliser l’opération. On ne vous cache pas que le démontage n’a pas été le plus aisé, mais on s’en est tiré en remplaçant cette batterie en l’espace d’une demi-heure environ. Grâce à un tutoriel trouvé sur iFixit, on a compris que les deux vis permettant de déboîter la coque supérieure arrière étaient cachées sous le petit patin téflon le plus à l’arrière ; pour le recoller, on a simplement utilisé un petit morceau d’adhésif double face pour remplacer celui d’origine, coupé sur mesure avec un cutter. À l’intérieur il a fallu démonter un petit PCB avec la LED éclairant le logo pour atteindre la batterie, simplement collée elle aussi par un morceau d’adhésif dans le fond de la souris. Résultat des courses ? Cette Dark Core RGB Pro SE fonctionne de nouveau comme au premier jour et tient de longues heures loin de tout câble d’alimentation. Avouez que pour à peine plus de 6 € en incluant les frais de port, ça vaut le coup de s’embêter un peu !

Exemple 3 : le switch (bouton) de souris

Histoire de vous montrer qu’on peut aller un peu plus loin dans les réparations, on s’est aussi amusé à remplacer le switch du bouton gauche de notre souris Corsair, même s’il fonctionnait encore bien dans notre cas. Il a donc fallu poursuivre le démontage de la souris en alternant retrait de petites vis (toutes identiques sauf deux tenant une petite plaquette) et déboîtages de boutons en faisant attention à ne rien casser. On accède enfin au petit PCB sur lequel sont présents le switch du clic gauche et la molette. Les inscriptions nous font comprendre qu’il s’agit d’un switch Omron D2FC-F-7N(50M). On en trouve à la pelle sur Amazon ou AliExpress, mais ce sont pour la plupart des copies. On aurait bien pris le risque, mais quand on se dit qu’on trouve un vrai à 2,46 € seulement dans une boutique d’électronique (Mouser Electronics pour ne pas la citer), y a-t-il lieu d’hésiter ? Oui, en raison des 20 € de frais de port. On a finalement jeté notre dévolu sur eBay sur une autre annonce chinoise trouvée sur eBay indiquant qu’il s’agissait de pièces d’origine et les photos semblant le confirmer (comment ne pas douter tant la contrefaçon est courante là-bas…) moyennant 3,01 € port compris les cinq ! Pour le remplacement, il faut jouer du fer à souder. Ne soyez pas trop frileux et dites-vous que je suis un mauvais soudeur. Ce switch ne tient que par trois pattes et il faut donc chauffer une à une en aspirant l’étain fondu à l’aide d’une tresse puis le sortir de son emplacement. Insérer le nouveau et le souder avec un peu d’étain neuf, c’est plus facile qu’il n’y paraît. Si vous n’en avez pas encore, armez-vous simplement d’un fer à souder avec une panne en forme de pointe et d’une puissance modeste (30 ou 40 W) à moins qu’il soit réglable, pour ne pas tout brûler autour.

Exemple 4 : le switch mécanique d’un clavier

On termine cette série d’exemples de réparation par une intervention sur un clavier avec un switch HS suite à l’intervention malheureuse du jeune fils d’un ami. S’agissant d’un Logitech G910 Orion Spark, il a déjà fallu trouver un switch Romer G. Ceux-ci étant propriétaires à Logitech, et néanmoins fabriqués par Omron, on ne les trouve pas comme ça dans le commerce. Toutefois il y a de nombreux switchs compatibles (des répliques) comme ceux qu’on a pu acheter sur Amazon à 9,95 € livraison comprise pour un lot de quatre. Des versions bleues, comme dans le clavier de notre compère. L’opération nécessite de démonter entièrement le clavier ce qui impose pour commencer de déboîter toutes les touches une à une. Vous pouvez le faire à la main, mais c’est un peu plus facile avec un outil spécial trouvable pour quelques euros (extracteur de touches/key caps puller). Ensuite, il faut ouvrir le clavier en retirant les vis dont deux sont cachées sous le patin central vers le haut du clavier et six sont cachées sous un premier cache à retirer en dessous vers le bas du clavier. C’est une nouvelle fois un guide iFixit qui nous a permis d’y aller en toute confiance sans avoir à tâtonner. Une fois le PCB à nu, vous verrez qu’il est assez facile de remplacer le switch qui n’est soudé que par deux petites pattes. Notons que vous pouvez aisément tester le fonctionnement d’un switch avant et après réparation à l’aide d’un multimètre. Placez-le en mode de continuité et pointez les deux pointes vers les deux pistes correspondant au switch de votre choix. Switch en position de repos, le multimètre ne doit rien faire. Switch enfoncé, le multimètre doit biper ou afficher qu’il y a bel et bien une continuité. On vous présente nos excuses car nous n’avons pas eu la présence d’esprit de réaliser des photos de cette dernière réparation réalisée l’été dernier avant que naisse l’idée de cet article ! À présent, c’est à vous de jouer !

Au sommaire du dernier numéro

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