Test

02/05/2025

Numéro 6

Écran

Philips Evnia 5000 34M2C5501A

Une super immersion à prix raisonnable

21:9 incurvé avec un éclairage dynamique au dos, quoi de mieux pour se plonger dans un bon jeu ? En plus, sa définition de 3440×1440 et son taux de rafraîchissement à 180 Hz sont idéaux pour jouer à la fois beau et sans ramer !

Par : Thomas Olivaux
Prix constaté
365 €

Fiche technique

Diagonale : 34"

Définition et ratio : 3440 x 1440 (WQHD) 21:9 incurvée (1500R)

Type de dalle : VA

Taux de rafraîchissement : 180 Hz

Adaptative-Sync : Oui (AMD FreeSync Premium et compatible G-Sync)

Temps de réponse (gris à gris) : 1 ms

HDR : Oui (VESA DisplayHDR 400)

Luminosité mesurée (SDR) : 312 cd/m²

Taux de contraste : 4085:1

Entrées vidéo : 1* DP 1.4 (180 Hz) + 2* HDMI 2.0 (100 Hz)

USB : 3* USB-A (5 Gb/s)

Audio : 2* 5 W

Réglage du pied : Hauteur (130 mm), inclinaison (-5°/+20°), rotation (-30°/+30°)

VESA : Oui (100 x 100 mm)

Dimensions (avec pied) : 80,8 x 43,4 x 22,6 cm

Dimensions (sans pied) : 80,8 x 36,9 x 6,9 cm

Poids (sans pied) : 6,68 kg

Garantie : 3 ans

Divers : Ambiglow 3 côtés, logiciel Windows, compatible avec l’éclairage dynamique de Windows

Réservé aux abonnés

Et de deux. Après l’essai de l’Evnia 27M2N8500 dans le numéro #4, voici l’essai de l’écran Philips Evnia 34M2C5501A. Un écran plus grand et pourtant moins cher ? Et oui, contrairement à son grand frère le 34M2C8600 sortit fin 2023 et au 27M2N8500, le 34M2C5501A ne repose pas sur une dalle OLED. Point d’IPS non plus, d’ailleurs. C’est un choix un peu moins fréquent qu’à fait le constructeur néerlandais, son moniteur exploite un panneau Fast VA.

VA n’est pas mort

VA, pour vertical alignement, est un des trois grands types de dalles LCD avec TN et IPS. On en croise moins de nos jours qu’il y a quelques années et pourtant ce sont des panneaux qu’on aime bien, à la rédac. Notamment grâce à leur taux de contraste qui, s’il est incomparablement moins bon que l’OLED, est bien meilleur que celui des écrans IPS. En effet, au lieu d’environ 1000:1, on tourne dans les 4000:1. C’est d’ailleurs ce qu’indique notre sonde qui mesure jusqu’à 4085:1 sur cet écran Philips. En revanche, les dalles VA n’ont toujours des couleurs aussi riches et ne sont pas aussi fluides que les IPS. Mais elles ont progressé ! On utilise depuis des bientôt cinq ans un Iiyama 34″ incurvé GB3466WQSU avec une dalle VA 144 Hz et cette dernière se révèle tout à fait fluide pour jouer, sans rémanence ni l’effet de fourmillement en vidéo des écrans VA d’il y a 10 ans et plus. C’est également très net, le Smart MBR (réduction du flou) utilisé par Philips n’y étant sans doute pas étranger. Et celle de l’Evnia, du même format, grimpe même à 180 Hz et offre un temps de réponse encore amélioré ! Et si sur notre Iiyama sorti il y a maintenant 3 ou 4 ans les couleurs font pâle figure à côté des meilleurs écrans du marché, c’est sensiblement mieux sur ce Philips. Cet écran est quand même capable de reproduire 95 % du gamut DCI-P3 et 91 % d’Adobe RGB. C’est à la fois ce qui est annoncé et ce qu’on constate. La calibration d’usine est en revanche plutôt mauvaise par les temps qui courent avec un deltaE de 3,5. Mais à l’aide d’une sonde et d’une calibration (n’hésitez pas à lire notre dossier calibrage du numéro précédent), on arrive quand même à tomber à 2,2. Et la luminosité au fait ? Elle est assez standard diront nous, avec un peu plus de 300 cd/m² au maximum en SDR et un peu plus de 400 cd/m² en HDR. Un niveau suffisant pour travailler et se divertir en intérieur, mais ça n’est pas assez pour bénéficier d’un effet wow en HDR.

Pas d’USB-C, c’est dommage

La connectique de cet écran déçoit quelque peu. Non seulement les prises HDMI 2.0 sont limitées à 100 Hz (il faut impérativement brancher votre PC en DP pour atteindre 180 Hz) mais en plus l’USB est assez pauvre. Il y a certes une prise USB-A de plus que sur le 27M2N8500 (trois en tout), mais ça reste de l’USB 3.0 de base (5 Gb/s), sans Type-C et encore moins de charge rapide Power Delivery. Certes l’une des trois prises de Type-A est compatible avec la norme BC 1.2 (Battery Charging 1.2) mais c’est obsolète de nos jours. Quant au cable management, il se résume à un double crochet au dos du pied réglable qui permet le regroupement des fils. Le contrôle du menu OSD au look assez austère se fait sans difficulté par le biais d’un petit joystick cliquable au dos de l’écran, en bas à droite.

On entre vraiment dans le jeu

Ce qui fait l’attrait principal de ce moniteur, pour les joueurs, c’est son format 21:9 incurvé qui procure une très bonne immersion. Un effet d’autant plus renforcé par la fonction Ambiglow. C’est l’éclairage dynamique de Philips qui projette au mur des nuances de couleur basées sur la colorimétrie de ce que vous affichez à l’écran. Ça ressemble à l’Ambilight des TV de la marque, en un peu moins précis (moins de LED). C’est franchement sympa, du moins si l’écran est placé contre un mur blanc. Sinon vous n’aurez aucun effet. Précisons que, contrairement au 27″ essayé il y a deux mois, le 34M2C5501A est compatible avec Windows Dynamic Lightning (l’éclairage dynamique géré nativement par Windows 11) ! Vous pourrez donc aussi bénéficier des LED du dos de cet écran hors-jeu et synchroniser l’éclairage avec vos autres périphériques compatibles avec cette fonctionnalité. La définition de 3440×1440, tout à fait classique pour un 34″ 21:9, est idéal pour jouer. C’est le bon compromis entre finesse des graphismes et fluidité, car c’est bien moins exigeant que l’ultra HD tout en étant très beau sur un écran de cette dimension (grande, mais pas trop).

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